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Des Bulles au pays des bulles : 21.11.07

Publié le 04 avril 2011 par admin

21 novembre 2007
19 h 00 minau23 h 00 min
SCHUITEN ET PEETERS OUVRENT LES PORTES DU POSSIBLE
LE 21 NOVEMBRE 2007 DANS LA SALLE GOTHIQUE  DE L’HOTEL DE VILLE DE DOUAI
A l’initiative de l’association Les Vignes de Léo , les célèbres auteurs de bande dessinée François Schuiten et Benoît Peeters ont accepté de se déplacer pour présenter leur fameuse conférence-fiction musicale « Les Portes du Possible » avec la participation du compositeur Bruno Letort le 21 novembre 2007 dans la salle gothique de l’hôtel de ville de Douai.
Ils seront accompagnés des bulles de Champagne de trois vignerons d’exception « hors normes », Jérôme Prévost (La Closerie), Sophie et Pierre Larmandier (Larmandier-Bernier) et Bertrand Gautherot (Vouette et Sorbée), dans le cadre d’une dégustation proposée à la Halle aux draps par le club d’œnologie lillois Les vignes de Léo. Les vins seront commentés par Eric Dugardin, vice-meilleur sommelier de France.
En parallèle de la dégustation, une séance de signatures sera organisée sur place avec le soutien de la librairie Brunet.
Visite du Beffroi classé au patrimoine mondial de l’humanité, UNESCO.
La conférence sera suivie d’un souper-débat-rencontre avec les artistes et les vignerons, préparé par Gonzague Coussement, nouveau chef du restaurant Au turbotin, qui cuisinera aux portes du possible.
Gonzague Coussement jeune chef talentueux
sélectionné pour assurer les repas du prochain forum de DAVOS le 24 janvier 2008
***
Après la série d’albums Les Cités obscures mettant en scène « le futur du passé », François Schuiten et Benoît Peeters se sont lancés un nouveau défi : rêver l’avenir de notre monde, se risquer à une véritable prospective, dans la lignée de Jules Verne et de Robida.
La série Les Portes du Possible, publiée initialement en feuilleton dans Courrier International, est parue sous forme de livre aux éditions Casterman. Chaque page développe une anecdote, de manière à la fois ludique et informée. Nous ne cherchons pas à décrire l’avenir de manière plausible, moins encore à dire à quoi il devrait ressembler, expliquent les auteurs. Ce que nous voudrions, c’est intriguer, faire rêver, lancer des pistes de réflexion.
Dans Les Portes du Possible, Schuiten et Peeters évoquent quelques scénarios plus ou moins fantaisistes pour les prochaines décennies : des Rochers habités aux Ecoles du Tri, de la fracture Funèbre aux Pèlerins de l’Industrie, en passant par les Toitures Nomades, les Nouveaux Echassiers et les Voitures-Cocons…
Un regard mi-sérieux mi-amusé sur un futur peut-être pas si lointain.
Cette conférence musicale s’appuie sur ces images (et de nombreux inédits), en les organisant d’une manière tout à fait nouvelle, à la manière d’un conte. Le récit, partiellement improvisé autour des images projetées sur grand écran, est soutenu par les interventions musicales en direct du compositeur Bruno Letort.
***
Halle aux draps de l’hôtel de ville de Douai
18h00-20h15 : dégustation de Champagne, séance de signature, visite du beffroi.
Salle gothique de l’hôtel de ville de Douai
20h15-21h30 : conférence-fiction musicale « Les Portes du Possible »
21h30 : souper-débat-rencontre
commentaire de dégustation
Par EricDUGARDIN
Des bulles au Pays des bulles aux Vignes de Léo
CHAMPAGNE LARMANDIER BERNIER à Vertus (Sophie et Pierre sur 11ha labourés)
BRUT (assemblage de 2004 et 2005 sur 3 les villages de Vertus, Cramant et Avize)
La robe est pâle et brillante, les bulles sont très fines.
Le nez avec élégance flatte de son caractère floral et minéral.
La bouche se trouve dans la continuité, enveloppante, tapissante même, avec ensemble harmonieux et guilleret à la fois. A apprécier sur feuilleté de Ris de veau, filet de bar rôti, toast de Chaource.
BRUT « NON DOSE » VERTUS (récolte 2005)
La robe est pâle avec autant de brillance, le nez est tout aussi élégant, comme la bouche avec cette sensation enveloppante et aérienne de vin frais et éloquent. Texture suave, minérale et équilibrée avec de la tenue et une présentations plutôt « féminine ». Excellent en apéritif, huîtres creuses, Saumon cru mariné à l’aneth…
VOUETTE ET SORBEE 2004 ROSE (Mmm Gautherot sur 4 ha labourés en Côte des Bars, vignoble Aubois)
Robe cuivrée polie, étincelante.
Nez très délicat, réservé, avec une approche de fruits secs, peaux de raisins et d’écorces mandarine sur fond muscade (jus non levurés et entonnés en barriques de 400 litres).
Bouche très élégante par sa bulle intégrée, corps enveloppant, minéralité équilibrée.
Bouquet à la fois kirsché et gentiane, très sec et très tendre, suave et « accrocheur » .
A proposer sur Terrines de queues de bœuf, carré de veau poêlé au four, fromage de Soumaintrain et une Forêt noire.
JEROME PREVOST à Gueux
Les Béguines, BRUT nature.
Robe lumineuse, nez intense, même à distance, avec le plein éclat d’un fruit … le RAISIN et plus subtilement la fleur de vigne et quelques essences amères !!!
Bouche tendre et franche, marquante par sa pleinitude et sa minéralité. Nervosité et sensualité définissent la texture, le corps est élégant, enveloppant et superbe sur le prolongement final, associé à des amers de peaux de fruits.
2003 non-dosé + 1 an d’élevage en fûts : Robe beaucoup plus dorée et éclatante. Nez très fin et bouqueté d’une osmose entre profondeur de la craie et maturité aromatique du raisin. On décèle la poudre d’amande, le chêne et la fleur de vigne.
Bouche plus franche encore, plus suave avec de la retenue. Forte minéralité, texture paradoxalement concentrée avec des amers plus accentués. Un vrai Champagne d’accords mets et vins, sur une Poularde rôtie, un sandre associé à de l’andouille, ou une potée champenoise.
Sommelier Conseil Vins et Goûts
Eric Dugardin

LE 21 NOVEMBRE 2007 DANS LA SALLE GOTHIQUE
DE L’HOTEL DE VILLE DE DOUAI

A l’initiative de l’association Les Vignes de Léo , les célèbres auteurs de bande dessinée François Schuiten et Benoît Peeters ont accepté de se déplacer pour présenter leur fameuse conférence-fiction musicale « Les Portes du Possible » avec la participation du compositeur Bruno Letort le 21 novembre 2007 dans la salle gothique de l’hôtel de ville de Douai.
Ils seront accompagnés des bulles de Champagne de trois vignerons d’exception « hors normes », Jérôme Prévost (La Closerie), Sophie et Pierre Larmandier (Larmandier-Bernier) et Bertrand Gautherot (Vouette et Sorbée), dans le cadre d’une dégustation proposée à la Halle aux draps par le club d’œnologie lillois Les vignes de Léo. Les vins seront commentés par Eric Dugardin, vice-meilleur sommelier de France.
En parallèle de la dégustation, une séance de signatures sera organisée sur place avec le soutien de la librairie Brunet.
Visite du Beffroi classé au patrimoine mondial de l’humanité, UNESCO.
La conférence sera suivie d’un souper-débat-rencontre avec les artistes et les vignerons, préparé par Gonzague Coussement, nouveau chef du restaurant Au turbotin, qui cuisinera aux portes du possible.

Gonzague Coussement jeune chef talentueux

sélectionné pour assurer les repas du prochain forum de DAVOS le 24 janvier 2008

***
Après la série d’albums Les Cités obscures mettant en scène « le futur du passé », François Schuiten et Benoît Peeters se sont lancés un nouveau défi : rêver l’avenir de notre monde, se risquer à une véritable prospective, dans la lignée de Jules Verne et de Robida.
La série Les Portes du Possible, publiée initialement en feuilleton dans Courrier International, est parue sous forme de livre aux éditions Casterman. Chaque page développe une anecdote, de manière à la fois ludique et informée. Nous ne cherchons pas à décrire l’avenir de manière plausible, moins encore à dire à quoi il devrait ressembler, expliquent les auteurs. Ce que nous voudrions, c’est intriguer, faire rêver, lancer des pistes de réflexion.
Dans Les Portes du Possible, Schuiten et Peeters évoquent quelques scénarios plus ou moins fantaisistes pour les prochaines décennies : des Rochers habités aux Ecoles du Tri, de la fracture Funèbre aux Pèlerins de l’Industrie, en passant par les Toitures Nomades, les Nouveaux Echassiers et les Voitures-Cocons…
Un regard mi-sérieux mi-amusé sur un futur peut-être pas si lointain.
Cette conférence musicale s’appuie sur ces images (et de nombreux inédits), en les organisant d’une manière tout à fait nouvelle, à la manière d’un conte. Le récit, partiellement improvisé autour des images projetées sur grand écran, est soutenu par les interventions musicales en direct du compositeur Bruno Letort.
***
Halle aux draps de l’hôtel de ville de Douai
18h00-20h15 : dégustation de Champagne, séance de signature, visite du beffroi.
Salle gothique de l’hôtel de ville de Douai
20h15-21h30 : conférence-fiction musicale « Les Portes du Possible »
21h30 : souper-débat-rencontre

commentaire de dégustationPar EricDUGARDIN
Des bulles au Pays des bulles aux Vignes de Léo

CHAMPAGNE LARMANDIER BERNIER à Vertus (Sophie et Pierre sur 11ha labourés)
BRUT (assemblage de 2004 et 2005 sur 3 les villages de Vertus, Cramant et Avize)
La robe est pâle et brillante, les bulles sont très fines.
Le nez avec élégance flatte de son caractère floral et minéral.
La bouche se trouve dans la continuité, enveloppante, tapissante même, avec ensemble harmonieux et guilleret à la fois. A apprécier sur feuilleté de Ris de veau, filet de bar rôti, toast de Chaource.

BRUT « NON DOSE » VERTUS (récolte 2005)
La robe est pâle avec autant de brillance, le nez est tout aussi élégant, comme la bouche avec cette sensation enveloppante et aérienne de vin frais et éloquent. Texture suave, minérale et équilibrée avec de la tenue et une présentations plutôt « féminine ». Excellent en apéritif, huîtres creuses, Saumon cru mariné à l’aneth…

VOUETTE ET SORBEE 2004 ROSE (Mmm Gautherot sur 4 ha labourés en Côte des Bars, vignoble Aubois)
Robe cuivrée polie, étincelante.
Nez très délicat, réservé, avec une approche de fruits secs, peaux de raisins et d’écorces mandarine sur fond muscade (jus non levurés et entonnés en barriques de 400 litres).
Bouche très élégante par sa bulle intégrée, corps enveloppant, minéralité équilibrée.
Bouquet à la fois kirsché et gentiane, très sec et très tendre, suave et « accrocheur » .
A proposer sur Terrines de queues de bœuf, carré de veau poêlé au four, fromage de Soumaintrain et une Forêt noire.

JEROME PREVOST à Gueux
Les Béguines, BRUT nature.
Robe lumineuse, nez intense, même à distance, avec le plein éclat d’un fruit … le RAISIN et plus subtilement la fleur de vigne et quelques essences amères !!!
Bouche tendre et franche, marquante par sa pleinitude et sa minéralité. Nervosité et sensualité définissent la texture, le corps est élégant, enveloppant et superbe sur le prolongement final, associé à des amers de peaux de fruits.
2003 non-dosé + 1 an d’élevage en fûts : Robe beaucoup plus dorée et éclatante. Nez très fin et bouqueté d’une osmose entre profondeur de la craie et maturité aromatique du raisin. On décèle la poudre d’amande, le chêne et la fleur de vigne.
Bouche plus franche encore, plus suave avec de la retenue. Forte minéralité, texture paradoxalement concentrée avec des amers plus accentués. Un vrai Champagne d’accords mets et vins, sur une Poularde rôtie, un sandre associé à de l’andouille, ou une potée champenoise.

Sommelier Conseil Vins et Goûts
Eric Dugardin

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Les Muscadets : Domaine Landron et Domaine de l’Ecu 10.01.2007

Publié le 28 mars 2011 par admin

10 janvier 2007
18 h 45 minau20 h 45 min

DEGUSTATION DU 10 janvier 2007 : les Muscadets

Par ISABELLE LECLERCQ

La dégustation des vins de Mucadet de JO LANDRON et de GUY BOSSARD offre l’opportunité de débattre de la conception de la minéralité d’un vin.
Pourquoi ces vins, dont l’analyse organoleptique ( l’odorat, les saveurs, et la bouche) semble consensuelle, apparaissent, quand on les décrit, comme minéraux, alors même qu’il est particulièrement difficile d’exprimer ce qu’est la minéralité d’un vin ?
Comment peut-on s’accorder sur le principe que la richesse minérale d’un vin contribue à sa réussite, quand pour certains la minéralité désigne des arômes bien particuliers, variétaux essentiellement, et quelquefois désagréables, et quand pour d’autres il s’agit de structure ou de tension du vin ?

Les vins de JO LANDRON et de GUY BOSSARD apportent en raison de leur particularité quelques éléments de réponse, mais surtout permettent que l’on s’interroge sur notre rapport au vin. Ce qui pour le passionné, rend ces vins passionnants, qu’on les ait aimés ou non.

Ont été proposés à la dégustation, l’Expression du Gneiss, l’Expression de l’Orthogneiss et l’Expression de Granit, en 2005, de chez GUY BOSSARD, Domaine de l’Ecu.


GUY BOSSARD a travaillé le muscadet, en biodynamie, pour l’élever à un niveau auquel peu de gens peuvent imaginer cette appellation, bien souvent mésestimée. Ces trois Expressions sont nommées selon le sol qui les a fait naître.
Le gneiss est une roche métamorphique composée de lits sombres de minéraux ferromagnésiens (micas, amphiboles) et de lits clairs de quartz et de feldspaths, l’orthogneiss étant du gneiss dérivant de roches éruptives. Ces informations sont extraites du glossaire consultable à cette adresse : http://perso.orange.fr/jacques.delfour/glossrm.htm).
Immédiatement ces appellations suscitent l’attente d’une expression de terroir, d’une influence tant bretonne et granitique que vendéenne et sableuse.
Le nez, pour ces trois vins met en évidence effectivement des notes minérales, qu’il est assez difficile de préciser, en dehors des embruns salés, et de l’iode. A proprement parler, les notes minérales, sauf peut-être pour les géologues et amateurs de single malt tourbé, bien qu’identifiables sont rarement nommables. Qui a sucé du caillou, de la craie ? Qui est capable de sentir et de repérer à son odeur la pierre dolomite ? De la différencier de la malachite ?
Et, sous-tendent cette minéralité des arômes de fruits et d’agrumes, pour le Gneiss, de fleurs séchées ou de tisane, pour l’Orthogneiss. A noter également que le nez de l’Orthogneiss est moins évident car fermentaire.
Le Granit quant à lui semble encore plus iodé que les autres, avec un très léger fumé. A nouveau un esprit single malt. Il évoque aussi des sensations plus telluriques encore avec le champignon. L’Expression de Granit est sans conteste le plus minéral des trois.
Les robes sont bien caractéristiques du muscadet, en raison de leur verdeur et de leur pâleur. La Cuvée Granit perle. Elle annonce plus que pour les autres cuvées du gras.

La bouche est intéressante. Dans la recherche de ce qui peut constituer la minéralité de ces vins, l’acidité semble être un premier élément. Une acidité qui leur confère une certaine puissance, une rectitude, une vivacité qui sangle de vin en l’étirant vers une grande fraîcheur, nette, droite. Un plaisir de la bouche tactile.
Plus que cette acidité et cette salinité, c’est sans doute grâce à cette structure très particulière que se définit la minéralité des vins de GUY BOSSARD. La Cuvée Granit confirme un certain volume tactile, du gras.
Des arômes de citron, de fruits blancs, comme la pêche et le melon, pour le Gneiss, le champignon et l’amande, pour l’Orthogneiss, le végétal pour le Granit viennent se révéler en bouche. Trois vins bien différents, trois expressions de terroirs différentes qui définissent la minéralité du muscadet.

La Cuvée Amphibolite de JO LANDRON tire son nom des roches vertes métamorphiques qui composent le sous-sol. Le travail de la vigne en biodynamie permet d’extraire là aussi une expression de terroir assez remarquable. A nouveau, la minéralité sera moins celle des arômes, bien qu’on puisse y déceler la pierre à fusil et éventuellement la craie, que le tactile en bouche. Le nez est gourmand, et plaît particulièrement en raison des senteurs de sirop d’orange, ou de fraise Tagada. Une pointe iodée, bien sûr.
La bouche est lisse ; elle présente les saveurs douces et amènes du bois de santal mêlé au cerfeuil. Une texture tranchante, vive qui dévoile ainsi l’essence de sa minéralité.

La cuvée de l’Hermine d’Or, est particulièrement épicée, moins expressive que l’Amphibolite sur la minéralité, mais présente de la matière. Le nez ne révèle pas nécessairement les arômes minéraux, mais plutôt floraux, plus intenses. La concentration et le gras en font le vin le moins minéral.

Le Clos de la Carizière, dispose d’un nez typique de la minéralité du muscadet, citronné, et iodé. Une belle acidité en bouche tend le vin de façon remarquable. L’expression vive et plaisante d’un vin minéral.

Le Fief du Breuil présente un nez à mi-chemin entre la cuvée de l’Hermine d’Or, à qui il reprend le côté épicé et fruité ( la prune ?), et la cuvée du Clos dont il copie la salinité citronnée. On pense au parfum de l’huître.
Beaucoup d’ampleur en bouche, une grande vivacité qui charpente avec rectitude une matière étonnante par son expressivité minérale.

Le nez de la Cuvée Haute Tradition est riche, exubérant, sur les agrumes en particulier. La bouche est pleine, savoureuse par son fruit, le melon, et par son gras. Beaucoup de concentration structurée grâce à son acidité. Toutefois, il est certainement moins expressif sur la minéralité. Il s’apparente assez bien, pour sa texture, à l’Hermine d’Or

Partant de cette enrichissante dégustation de muscadets issus de terroir à rendement limité, travaillé en biodynamie, la conception de la minéralité du vin s’en trouve fortement éclairée. Certes, les notes salines et végétales contribuent pleinement à caractériser une expression minérale, mais c’est essentiellement et avant tout de la réponse obtenue en bouche de cette première impression que va dépendre la minéralité du vin. Plus qu’un arôme, elle est une sensation en bouche, à savoir une tension, une droiture qui rend le vin hiératique, ferme, éclatant et expressif. Les vins les moins minéraux sont ceux qui ont présenté le plus de gras, donc, globalement, ceux de JO LANDRON, parce qu’ils ont plus de rondeur que ceux de GUY BOSSARD.
Par conséquent la minéralité peut se retrouver dans le vin rouge. C’est ce qu’a prouvé le vin du Jardin de France de GUY BOSSARD, 65% de cabernet franc, 35% de cabernet sauvignon. Une magnifique expression minérale, agréablement menée par des notes poivrées, du fruit rouge, mais avec une certaine amertume en finale.

Isabelle Leclercq

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Des bulles au pays des bulles (suite)

Publié le 28 mars 2011 par admin

Des bulles au Pays des bulles aux Vignes de Léo

Par EricDUGARDIN
fin Novembre 2007 à Douai.


CHAMPAGNE LARMANDIER BERNIER à Vertus (Sophie et Pierre sur 11ha labourés)
BRUT (assemblage de 2004 et 2005 sur 3 les villages de Vertus, Cramant et Avize)
La robe est pâle et brillante, les bulles sont très fines.
Le nez avec élégance flatte de son caractère floral et minéral.
La bouche se trouve dans la continuité, enveloppante, tapissante même, avec ensemble harmonieux et guilleret à la fois. A apprécier sur feuilleté de Ris de veau, filet de bar rôti, toast de Chaource.

BRUT « NON DOSE » VERTUS (récolte 2005)

La robe est pâle avec autant de brillance, le nez est tout aussi élégant, comme la bouche avec cette sensation enveloppante et aérienne de vin frais et éloquent. Texture suave, minérale et équilibrée avec de la tenue et une présentations plutôt « féminine ». Excellent en apéritif, huîtres creuses, Saumon cru mariné à l’aneth…

VOUETTE ET SORBEE 2004 ROSE (Mmm Gautherot sur 4 ha labourés en Côte des Bars, vignoble Aubois)

Robe cuivrée polie, étincelante.

Nez très délicat, réservé, avec une approche de fruits secs, peaux de raisins et d’écorces mandarine sur fond muscade (jus non levurés et entonnés en barriques de 400 litres).

Bouche très élégante par sa bulle intégrée, corps enveloppant, minéralité équilibrée.

Bouquet à la fois kirsché et gentiane, très sec et très tendre, suave et « accrocheur » .

A proposer sur Terrines de queues de bœuf, carré de veau poêlé au four, fromage de Soumaintrain et une Forêt noire.

JEROME PREVOST à Gueux

Les Béguines, BRUT nature.

Robe lumineuse, nez intense, même à distance, avec le plein éclat d’un fruit … le RAISIN et plus subtilement la fleur de vigne et quelques essences amères !!!

Bouche tendre et franche, marquante par sa pleinitude et sa minéralité. Nervosité et sensualité définissent la texture, le corps est élégant, enveloppant et superbe sur le prolongement final, associé à des amers de peaux de fruits.

2003 non-dosé + 1 an d’élevage en fûts : Robe beaucoup plus dorée et éclatante. Nez très fin et bouqueté d’une osmose entre profondeur de la craie et maturité aromatique du raisin. On décèle la poudre d’amande, le chêne et la fleur de vigne.

Bouche plus franche encore, plus suave avec de la retenue. Forte minéralité, texture paradoxalement concentrée avec des amers plus accentués. Un vrai Champagne d’accords mets et vins, sur une Poularde rôtie, un sandre associé à de l’andouille, ou une potée champenoise.

Tous mes vœux pour la nouvelle année 2008

Eric Dugardin

Sommelier Conseil Vins et Goûts

Eric Dugardin

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Eric Dugardin : Des bulles au pays des bulles : 11.2007

Publié le 18 mars 2011 par admin

DES BULLES AU PAYS DES BULLES

Par YVES CRESPEL

00o LES MILLE ET UNE BULLES o 00

BULLE JULES VERNE. N’est pas Jules Verne qui veut ! Benoît Peeters et François Schuiten se proposent de faire des variations sur le thème des Voyages extraordinaires de Jules Verne. Bernard Letort mêle ses voix à un récit dessiné, projeté sur l’écran, les bulles sont en voix- off. Tous trois se livrent aux citations, auto- citations, avec humour et légèreté. Trois dimensions pour mieux permettre d’entrevoir la quatrième. Ici, l’eau et le feu vont permettre les BULLES aériennes et ces trois éléments, présentés à un spectateur sous le charme, le ramèneront au quatrième élément, à la terre. N’est pas Jules Verne qui veut ! C’est vrai ! Surtout si l’on s’appelle Benoît Peeters et François Schuiten ! XIX°, XX°, XXI°… Le premier voyagea dans le XXe, il avait foi en la science, en l’ingénieur, même si Nemo était un peu fou. Les seconds sont plus conteurs que romanciers, ils se méfient davantage des Progrès de la Science et s’ils voyagent dans le XXIe siècle, ils ne peuvent oublier le siècle précédent. Ils sont tous deux plus proches du poète et néanmoins, un peu fous. Champagne, c’est fou ! Des bulles, des bulles, des bulles ! Ces voleurs de feu sont aussi et surtout des voleurs de temps : Passé, Futur, comme » retrouvés », en ce présent, réinventés, autrement dit : improvisations…

BULLES SCHUITEN -PEETERS. Sous les » ponts du possible », jetés çà et là dans les dessins projetés sur l’écran, coule L’EAU qui déserte le vieux continent, qui féconde les déserts africains. Le flux musical de Bernard Letort s’est fait Afrique — après l’E/autrique — et la femme- légende est apparue, la » Reine de l’eau », comme un pont d’où sourd la vie ! Et pour les nixes nicettes de Guillaume Apollinaire, pour ces nymphettes de légende, »very nice », ils ont greffé des algues dans leur chevelure… On aura compris que j’évoque ici l’éloquence du dessin des deux complices. Ici, c’est Tintin qui raconte et Nemo qui dessine . Toute la singularité d’un duo, son originalité. Revient à ma mémoire une petite-fille, » l’enfant penchée ». — hauts plateaux de l’Aubrac, 03. 01. 0 0, Mary von Rathen,et ces mots ( je suis) « sur une sphère isolée des autres, la seule où je ne sois pas penchée (…) Chez moi.. Chez nous. ». LA PETITE-FILLE EST L’AVENIR DE LA FEMME. La revoici ce soir là .Privée des loups et des ours. Sans loup, quel conte pour le Petit Chaperon Rouge ? Et à défaut du Petit Chaperon Rouge, quelle histoire pour la Petite Princesse ? Voilà le défi à relever. Si, à la suite d’Hergé, me semble-t-il, on est du côté de la « moralité des fables » de La Fontaine, de la « ligne claire » en quelque sorte, avec Peeters et Schuiten on est côté conte, lignes penchées, côté Jules Verne.Un J.Verne qui,avec eux , se surprendrait à douter de plus en plus, en bon visionnaire .Les deux complices nous apprennent à regarder la planète Terre.

BULLE : la terre ronde comme une bulle. INVENTAIRE-TERRE.
« La jeunesse et des sports » : l’élastoball, le basket- mixte, le golf. Les maladies génétiques, Roxane et son cochon. Et une bulle. Les sectes, la religion, les classes poubelles, et une bulle. La voiture- cocon, les échasses, les dirigeables, les tortues nomades, et des bulles. Les paradis fiscaux, Dollar-City, les dômes : Lyon, Florence, les demi bulles, et puis la guerre 14-18, la grande, la der des der, la Shoah, celle qui a eu lieu, et la négativisée,révisionnistée, et aussi celle qui a toujours lieu… Il y a eu quelques oublis, quelques bulles dans les récits de Jules Verne et l’ on pourrait constater vers 2030 — 2040, qu’il y en aura d’autres dans cet inventaire, si l’on est encore là pour regarder la terre, qui sera dans tous ses états. La terre, une sphère, la nôtre, toute ronde, notre bulle.

BULLES PLURIELLES. Ce soir-là, les bulles c’était aussi, c’était surtout l’humour, l’humour noir de préférence, celui de Swift par exemple. Le Swift des Contes du tonneau. Un conte- cocktail : 1/3 de dessins, 1/3 de récit, 1/3 de musique et un bon tiers d’une boisson pleine de bulles, enfin quelques gouttes d’angoustora, d’humour noir si l’on préfère, pour que tout cela pétille. En un mot, une soirée-champagne. La musique sculpte des mots, développe, accompagne, le dessin raconte et les mots dessinent. Les critiques arrivent sur la pointe des échasses : » Humoristique »… » Pudique »… » Humanique »… » Phylactères, bulles-cocons, Dirigeables, Ascension, Filles de l’air, Bulles-Hic !
« Un homme à la mer ! ». Et revoilà la femme- reine, pont sous lequel sourd le liquide amniotique. « Un homme à la mère ! » Eve : la vie, eau vive, eau oxygénée… L’eau-bulle éclate …Bulles.

BULLES de CHAMPAGNE. L’homme de goût, à peine sorti des Beaux-Arts, aux Vignes de Léo, passe du vin au champagne , qui n’est pas un vin tranquille. Il rencontre trois vignerons et cherche leur mérite, qui est au fond du verre. Il les retrouve dans la salle de l’alliance du champagne et des mêts, en l’occurrence la Halle aux Draps de Douai. Gonzague Coussement a planté sa tente avec toute la brigade du « Turbotin ». Aujourd’hui le temps s’est arrêté, il est en grève. C’est au présent qu’il convient de vivre. Carpe diem. Ne pas oublier le passé, se souvenir du futur… Prendre le temps de vivre. De loin mes petites-filles me font signe, leur laisser le temps de vivre. C’est, quelque part, le toast final porté par Benoît Peeters et François Schuiten. Ô bulles… Roulez, roulez, bulles », choses légères qui volent à tout propos ». Passent les » voitures-roues » lovées dans leur pneu. Bondissez et rebondissez, éclatez ! Et oui, finalement les bulles, ça éclate ! Certes. L’important, c’est d’avoir des magiciens, ces diables d’hommes qui font sans cesse renaître des bulles ! N’est pas Benoît Peeters et François Schuiten qui veut !

Et voilà justement Éric Dugardin qui passait par là. « Alors cette dégustation ? ». « J’y retourne ». « Tu pourrais envoyer tes notes ? ». Les voici. Ce soir-là ,aux « Vignes de Léo », accueillies dans les salles de l’hôtel de ville de Douai, il y avait la poésie, de jolies femmes , du champagne et une

DÉGUSTATION DE CHAMPAGNE

menée par Éric Dugardin ,vice meilleur sommelier de France, qui va nous rendre au plaisir des BULLES.

La tête pleine de bulles, je m’apprêtais à regagner ma case, sortant de l’hôtel de ville , je croisais oM°om°o et Cr°acr°a,l’épidémie était visible et ils étaient plus embullés que quiconque. Je voulus féliciter Y°an°nic°k H°o°r°nez° ,le Grand Embulleteilleur de cette soirée :il avait disparu .Là-bas,au fond du couloir,de l’auguste dégustateur ,on ne percevait plus qu’une bulle toute rouge,le nez de M°om°o. Chose extraordinaire, il en sortit mille et une bulles, qui éclatèrent tour à tour, jusqu’à la toute dernière bulle ooo
Après deux soirées « exceptionnelles »,on retrouvera la Salle des Acacias aux Vignes de Léo, en décembre,dégustation du pomerol de Gazin de Courtcol,c’est-à-dire un vin de fête,Finalement c’est quoi une soirée qui n’est pas exceptionnelle à Hellemmes, en cette 20° année ?Je gage qu’Isabelle fera,à son tour une dégustation bien sentie,ensuite ,pour les Fêtes,on reviendra aux bulles…

Yves Crespel

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Musée des beaux-arts de Lille : 27.10.2007

Publié le 17 mars 2011 par admin

SOIREE EN COLLABORATION AVEC LE MUSEE DES BEAUX ARTS DE LILLE

Par YVES CRESPEL

Nocturne
De la mélodie dans mon vin

Palais des Beaux-Arts de LILLE
promenade dans les collections
Récital : Jimmy Vendeville, baryton
Jean-Michel Dayez, piano
Dégustation de vin: Les Vignes de Léo

Le jeudi 25 octobre 07, ce soir-là, la vigne et le vin permirent les correspondances offertes par les sens, la vue, l’ouie et le goût, principalement .. L’homme de goût pouvait rêver, qui d’ harmonie, qui d’ivresse, dans ce palais des Beaux-Arts, où tout n’était plus que « luxe, calme et volupté » … Il fut d’abord convié par des Guides enjouées à une » visite thématique »,
« mythe et symboles du vin dans les collections ». Cinq groupes d’une trentaine de personnes étaient à ce rendez-vous, étonnant et fort encourageant succès… On commença par l’Antiquité, c’est bien connu, après le Déluge, que d’eau, que d’eau, Noé s’enivra des fruits de la vigne. Cependant, c’est Bacchus, Silène, les bacchantes qui descendirent des tableaux à notre suite, les coupes et les vases , évoquèrent les libations, Dionysos était content. Des fragments de frises provenant de la cathédrale de Cambrai permirent de rappeler les échanges de bière et de vin, les moines au moyen âge défrichèrent et plantèrent…ô Clos de Bourgogne ! Transition pour des représentations de la Cène, par exemple ce repas chez Simon, merveilleuse petite sculpture du XVIe ou ce grand tableau peint par deux maîtres, d’un côté Jésus, Marthe et Marie, de l’autre une nature morte, une vanité, décidément c’est Marie qui a choisi « la meilleure part »… « Le gobelet d’argent », 1730, étincelant chef-d’oeuvre acquis en 1990 par le musée, les lillois s’en souviennent, comme pour rappeler l’impertinent génie de Chardin. Quelques toiles du XVIIe, hollandaises et flamandes, pour insister sur l’aspect symbolique,der Art ou Abraham Beyeren par exemple, ou tout autrement pour retrouver les plantureuses chairs de Rubens, ce
« Cortège de Silène », du flamand Van Honthorst. Silène ou l’ivresse… Le groupe trois se débanda, notre guide s’éclipsa, nous laissant son prénom, Juliette, Juliette des esprits, sans doute, car l’esprit du vin était là… «

La, la la la, la la la ». «O vin, dissipe la tristesse », fragment, de l’Hamlet d’Ambroise Thomas, la rime à elle seule annonce que l’ivresse, Nocturne oblige, serait le thème principal. Chanson à boires ? Voire. L’air de Gounod : « Qu’ils sont doux » déversa ses glou-glou et le récital s’acheva par « Chanson paillardes » de Gounod. Répertoire du XIXe, Chabrier et Bizet furent de la fête, mais Boris Vian, en avant la zizique, « je bois » et Jacques Brel, » l’ivrogne » aussi. À notre plus grand plaisir. Jimmy Vendeville était en tablier, en bon baryton il fut tour à tour aigu et grave. Chanteur et acteur à la fois. Il a la voix et le talent pour interpréter « la mélodie française », qu’il sert merveilleusement, sans grandiloquence ni préciosité.
Jean-Michel Dayez, pianiste, à la fois accompagnateur et complice, partagea équitablement les applaudissements du public sous les yeux de tous les personnages immobiles et muets encadrés dans tous les tableaux de cette salle du musée, devenue salle de concert. Ce « passionné de musique de chambre », a réalisé, entre autres, l’intégrale des sonates pour violoncelle et piano de Beethoven , avec Nicolas Deletaille.
Comme si cela ne suffisait pas, toujours avec esprit et légèreté, ivresse oblige, nos musiciens n’oubliaient pas les enchaînements : les noms du vin, une légende contant les origines du vin, etc. Le Poète a beau dire, la peinture, serait-elle à l’eau, la chanson, serait-elle à boire,il a beau dire qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, en l’occurrence , c’est à la bouteille qu’il faut laisser le dernier mot. Quand le vin est tiré il faut le boire. Et le grand Jacques l’a répété dans  » L’ivrogne » : « Ami, remplis mon verre… »

La dégustation organisée par le club oenologique « Les Vignes de Léo » réalisait le projet de l’ami Robert Cabal, un ami qui a quitté depuis, trop tôt, le banquet de la vie. Salut Robert… Dégustation. Le mot renvoie à l’indo-européen geus : éprouver, goûter, apprécier (le Petit Robert). Pour mieux parler du vin, oublions l’ ivresse. Développons notre goût. Suivons patiemment le chemin qui mènera le vin du verre à notre « palais. » Le président, Michel Cossart, comme il se doit et fort sobrement , présenta le Club , il rappela que, né sur les pourtours du bassin de la Méditerranée, le vin emprunta les quatre grands fleuves français : Loire, Garonne, Rhône… L’homme de goût avait déjà changé l’eau en vin, sans oublier le quatrième, le Bourgogne. Le pain et le vin étaient sur la table,tout un symbole, Bernard Petit,ceint de son tablier de caviste et de sommelier, entouré de quatre acolytes, allait pouvoir mener cette dégustation. Le Club vous invite à la découvrir plus en détail sur son site :www.vignes-de-leo.com, ou alors à une prochaine conférence-dégustation, le deuxième mercredi de chaque mois à 18 h 30, Salle des Acacias,Hellemmes lez Lille. Métro Hellemmes. En parlant de métro, il y a aussi République, Beaux-Arts… À bon entendeur. La, la la la, la la la… Robert me souffle un calembour, bons ou mauvais, il les aimait tant : Mets l’eau, dis , dans mon vin, sans moi ! De bon vin, ami, remplis mon verre… Tout le club est debout et entonne : » Carillon de Bourbourg… » « Adieu l’ami. . ».

LA DÉGUSTATION (4 vins)

Lucien, pour commencer, rappelle que la dégustation du vin est une QUINTESSENCE puisqu’elle utilise les CINQ SENS
– le toucher, par le verre, le contenant : plus le verre est adapté, plus il est beau, meilleure est la dégustation.
– la vue, pour évaluer la couleur, la transparence, la densité du vin
– l’odorat : l’on hume le vin, l’on détecte ses aromes.
–l’ouie : l’on parle du vin, avant, pendant et après
– le goût,c’est l’essentiel …

Ceci évoqué, il présente le premier vin : un SAUVIGNON de TOURAINE 2006 de chez CHIDAINE
Vin moderne, dit sur le fruit, un » vin de soif », dirait notre président.
C’est un vin de cépage : le sauvignon, qui s’épanouit à Sancerre, Pouilly sur Loire, qui participe à l’assemblage des Graves, des Entre — deux — mers et des liquoreux du S.O.
Sur les 30 hectares de chez Chidaine, l’on pratique la bio- dynamique. La vendange est manuelle.
A l’oeil, la robe est jaune pâle à reflets verts. Au nez, il est floral avec de la minéralité. En bouche, l’attaque est franche, l’acidité est présente sans excès, les tannins sont dissous, la longueur en bouche est plutôt courte, les saveurs sont relativement fortes. Ce vin »a » de la bouche. Après avoir évoqué quelques accords mets-vins Lucien présente le deuxième vin.

Un » BORDEAUX SUPÉRIEUR », Château BRONDEAU, 2005.
Ce vin, qui peut s’apparenter par sa qualité à un cru bourgeois, est bien noté par les grands sommeliers ( 16 — 16,5 — 18/20)
C’est un vin d’ assemblage comme la grande majorité des bordeaux : 80 % de cépage merlot
15 % de cabernet franc
5 % de cabernet sauvignon
La vigne est conduite de manière traditionnelle avec vendanges mécaniques et tri de raisins avant pressage. Vieillissement en fûts de chêne.
Notes de dégustation :
–A l’oeil : rubis intense, brillant, opaque par la densité de couleur
–Au nez : fruits rouges mûrs, cerise, prune. Après deux heures en carafe : notes toastées, pain grillé, poivre, vanille. En fond de verre : violette, rose, réglisse.
– En bouche : attaque suave, un velouté qui devient plus acidulé en milieu de bouche. Longueur et finesse, en fin de bouche.
Quelques accords savoureux,mets et vins sont présentés.Ce vin le permet généreusement.

Bernard PETIT rappelle que le pain qui accompagne cette dégustation, est un pain au levain, de chez Alex CROQUET. Yves se permet de signaler que ce pain est beau, la croûte parfaite, l’odeur et le goût caractérisés, les tannins sont présents : farine de fine fleur…Objet de dégustation. » Mais brisons- la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation. » (F. Ponge). Bref, le pain… et (au) le vin… Bernard présente donc le troisième vin…

DEGUSTATION DU 25 OCTOBRE 2007 (2 derniers vins)

AU PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE

Par vocation la Vallée du Rhône a toujours été un passage privilégié entre le monde méditerranéen et l’Europe septentrionale ou atlantique.

Dès l’Antiquité, les Grecs s’infiltrent au cœur de la Gaule où ils pratiquent des échanges commerciaux. La culture de la vigne et du vin se poursuit avec l’arrivée des Romains en 125 avant J.C.

Dès le premier siècle après J. C., la concurrence entre les vignes reprend entre l’Italie et la Gaule Rhodanienne. C’est dans ce contexte qu’il convient de dater la construction de la villa gallo romaine du Molard, à Donzère et les ateliers d’amphores de la région.

Ces amphores fabriquées sur place, servaient au transport des vins et des sauces de poisson. Ces découvertes archéologiques, alliées à une étude historique déjà ancienne, permettent de situer l’origine des Côtes du Rhône comme antérieure à bien d’autres régions viticoles françaises.

Les Romains créent la ville de Vienne, puis le vignoble de Vienne dont la renommée est grande.

Ils mettent en valeur la campagne viennoise avec d’immenses travaux de défonçage, plantation de la vigne et construction de murettes protégeant les terrasses. Les coteaux très accidentés de la rive droite séduisent les Romains – Côte Rôtie à Saint Joseph – et s’annexent plus tard ceux de la rive gauche – Hermitage – Ils font de cette région une des plus belle de la Gaulle Narbonnaise. Dès le premier siècle ils ont donné l’impulsion d’un vignoble commercial.

Dès le XIVéme siècle, installés à Avignon, les Papes firent appel aux vignobles de proximité pour leurs besoins. Jean XXII le deuxième des sept papes fit bâtir le château de Châteauneuf du Pape. Benoît XII le troisième lance la construction du Palais des Papes.

Les XVII et XVIIIémes siècles marquent le progrès de la viticulture rhodannienne.

Au XVIIéme siècle, la « Côte du Rhône » est le nom d’une circonscription administrative de la Viguerie d’Uzès (Gard) dont les vins sont réputés. Une réglementation intervient en 1650 pour protéger leur authenticité de provenance et garantir leur qualité.

Un édit du Roi de France prescrit, en 1737, que tous les fûts destinés à la vente et au transport doivent être marqués au feu par les lettres « C.D.R. »
Ce n’est qu’au milieu du XIXéme siècle que la Côte du Rhône devient les Côtes de Rhône en s’étendant aux vignobles situés sur la rive gauche du Rhône. Cette notoriété, acquise au fil des siècles, est validée par les Tribunaux de Grande Instance de Tournon et d’Uzès en 1936.

Au XXéme siècle dans les années 30 sous l’impulsion du Baron Le Roy – homme audacieux et visionnaire – cette notoriété s’accentuera et prendra forme en 1937 par la consécration de l’AOC – Appellation d’Origine Contrôlée – Côtes du Rhône.

L’A.O.C., c’est la reconnaissance d’une réalité et d’une tradition rassemblant plusieurs éléments : un ou plusieurs cépages, un terroir, un savoir faire viti-vinicole.

Une organisation officiel national, l’I.N.A.O., fixe et contrôle les règles qui garantissent que les produits d’A.O.C. sont conformes aux critères de : production, délimitation parcellaire, cépages, méthodes culturale, récoltes, vinification.

Pour avoir le droit à l’A.O.C., un vin doit de plus être soumis obligatoirement à une analyse et à une dégustation qui contrôlent sa typicité et sa qualité.

Après cette page d’histoire le vin que nous dégustons est un Côte du Rhône village de Laudun situé sur la rive droite du Rhône, au Flanc sud du « camp de César »
Le vignoble du Château de Bord s’étale en terrasses sur des sols argilo-calcaires, paradis des minéralogistes car le sol recèle en quantité des fossiles d’huîtres et de coquillages marins.
Les vignes sont dominées par le Château de Bord, qui a été la demeure seigneurale dont la longue histoire remonte au XIéme siècle.
Du haut de cette colline, on découvre le vignoble qui s’étend sur 16 hectares plantés en Grenache, Syrah et Consault. Cela donne un vin de couleur rubis avec une bonne structure en bouche. Il se caractérise par des tanins bien fondus et une grande élégance.
Les cépages :
Grenache : c’est un cépage que l’on retrouve dans les vins des régions du Rhône,
du Languedoc et de Provence.
Ce cépage apporte la structure alcoolique, la rondeur et le moelleux.

Syrah : c’est un cépage que l’on retrouve dans les vins des régions du Rhône, du
Languedoc, de Provence, de Corse et du Sud Ouest.
Ce cépage apporte couleur et arômes.

Cinsault : c’est un cépage que l’on retrouve dans les vins des régions du Rhône,
du Languedoc et de Provence.
Ce cépage qui est peu aromatique apporte légèreté et souplesse.
Les cépages qui entrent dans un assemblage ne sont pas seuls à déterminer le résultat final. Le terroir, le micro climat, la méthode de vinification et le talent du vigneron joue un rôle essentiel.

Nous avons évoqué les tannins.
Le tannin est une substance au goût amer que l’on retrouve dans le thé très infusé. Il donne une sensation de bouche sèche. C’est un ingrédient essentiel des vins rouge, qui leur donne de la force et leur permet de s’arrondir en vieillissant. Un vin très tannique laisse une marque rouge brique caractéristique au bord du verre.

Le château de Bord est à boire à une température de 16°C environ. Il accompagnera les viandes rouges, les grillages, le confit de canard et les fromages affinés.

Bernard PETIT

« LES VIGNES DE LÉO »

Yves Crespel, Bernard Caudal, Bernard Petit.

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