Le Jura à l’honneur ce mercredi 11 janvier 2017 aux Vignes de Léo

Publié le 12 janvier 2017 par admin

Le Jura à l’honneur ce mercredi 11 septembre 2017 aux Vignes de Léo

Les 34 membres de notre association présents ce soir ont beaucoup apprécié les 8 vins qu’ils ont goûtés. J’allais dire les 8 vins blancs mais, en fait, le premier de ces vins nous a surpris par sa couleur : ni rouge ni blanc, plutôt couleur pelure d’oignon,  ce Poulsard, cépage du Jura dont ce vin a pris le nom, était peu tanique, léger et agréable. Pour  obtenir cette couleur, on décuve avant la fermentation nous a expliqué Michel Thibaut, viticulteur dans le Jura depuis 1989 mais qui a décidé en 2014 de développer son propre domaine à Poligny, petite cité comtoise, entourée d’un vignoble en appellation Côte du Jura.

Le deuxième vin avait une couleur claire à cause du manque d’ensoleillement. Ce Trousseau 2014 (autre cépage du Jura) titre 13° d’alcool et peut accompagner viandes rouges et fromages. De macération traditionnelle, ce vin est foisonnant quand il est jeune.

Cépage beaucoup plus connu, le Chardonnay, bourguignon d’origine mais cultivé dans le Jura depuis le Xème siècle entre à cent pour cent dans la composition du 3ème vin que nous avons goûté. Il avait un léger arôme d’anis, de fenouil et un bel équilibre.

Le 4ème vin, Tradition, ne portait pas le nom d’un cépage. Logique puisqu’il était fait d’un assemblage de Savagnin, cépage typiquement jurassien, et de chardonnay. Le savagnin est le cépage du vin jaune car il supporte très bien le vieillissement.

On l’a retrouvé dans le 5ème vin, cent pour cent Savagnin. Ce cépage donne des vins blancs puissants aux arômes complexes, très typiques de cette région. On n’aime ou on n’aime pas ce goût très particulier. Manifestement, autour de moi il a été majoritairement apprécié.

Ensuite venait le Vin Jaune, blanc sec très réputé et bien connu. De cépage savagnin bien sûr, sa vinification est assez complexe : au cours de la 2ème fermentation on le met à vieillir ; un voile de levure s’élève à la surface ; il peut protéger le vin pendant 6 ans dans des fûts de chêne qui ont précédemment contenu du bourgogne. C’est cette levure qui nourrit le vin et lui donne ce fameux « goût jaune » : arômes complexes de  noix, noisette, amande, épices. Il est parfait avec volailles à la crème, vol au vent aux ris de veau… Ce vin peut se garder plusieurs centaines d’années, à condition que l’on n’oublie pas de changer les bouchons. Un vin de 1774 a été vendu 52 000 euros.

Changement radical avec le vin suivant, le vin de paille tout aussi connu que le précédent mais moelleux, un peu plus de 100g de sucre résiduel. Délicieux, savoureux en apéritif ou sur le foie gras et les desserts, ce vin suit, pour voir le jour, un cahier des charges très précis. Les plus beaux raisins de Chardonnay, Savagnin, Poulsard et Trousseau sont disposés sur des claies pendant environ trois mois. Déshydratées, ces baies naturellement gorgées de sucre sont pressées. Le moût obtenu fermente jusqu’à atteindre 14 à 17 degrés. Il doit encore patienter 3 ans en fût et dévoile alors des saveurs riches de fruits confits, miel, marmelade et caramel.

Pour terminer Michel Thibaut nous avait réservé une surprise : il nous a offert un Macvin, absolument succulent, non prévu au départ dans la dégustation. Lors de l’élevage de ce vin on arrête la fermentation alcoolique du jus de raisin tout juste pressé, en ajoutant au moût un tiers de marc du Jura. Il se repose ensuite 12 mois en fût de chêne et acquiert alors tout son panache. Il titre entre 16 et 22 degrés et peut accompagner melon, glace melon ou nougat… il est utilisé aussi comme « trou jurassien ».

En résumé, ce fut, comme toujours aux Vignes de Léo, une soirée à la fois riche en découvertes et en plaisirs. Le viticulteur a su avec pédagogie nous expliquer la fabrication de ces vins mythiques mais surtout nous avons eu l’occasion de goûter des vins d’exception.

DOMI

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