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Résonnance bière et vin de mercredi 8 avril 2015

Publié le 08 avril 2015 par admin

« Des buveuses de bière à talons aiguilles ». Eh oui, les femmes aussi aiment la bière et un club d’œnologie peut aussi faire goûter de la bière.

Compétente, souriante et très sympathique, Virginie Di Gregorio Lanvin, membre active du club des « buveuses de bière à talons aiguilles » et responsable de l’entreprise « Bières et Paroles » est venue nous parler de la bière et nous la faire déguster.

Très pédagogue, elle nous a d’abord demandé quels étaient les quatre éléments nécessaires pour faire de la bière : de l’eau, du malt, de la levure et du houblon.

Dans les malteries, on traite les céréales : essentiellement de l’orge mais aussi parfois du froment. On les met dans un bain bouillant jusqu’à ce qu’elles germent. On les sèche, on concasse les graines puis on les met à bouillir. Après ces phases de concassage et d’ébullition, on filtre le jus et on l’aromatise avec le houblon. On peut alors passer à la phase de fermentation qui permet de donner à la bière sa brillance et sa « pétillance ».

Ce résumé très succinct ne permet pas de comprendre comment et pourquoi il existe autant de variétés de bières : tout dépend de la qualité du malt, du type d’aromatisation (500 sortes de houblon) et du type de fermentation. Il en existe trois :

  • fermentation basse : après l’aromatisation, descente rapide à zéro degré, mise de la levure et maintien à zéro degré pendant 15 jours. On obtient une bière fragile à faible degré alcoolique autour de 1°.
  • fermentation haute à 25/27° : on obtient une bière plus forte aux alentours de 10°
  • fermentation spontanée : on vide le jus filtré dans une cuve ouverte et la fermentation est créée par l’air ambiant. On obtient une bière acide telle la gueuze ou la « lambique » qu’on appelle le « champagne belge ». Elle est essentiellement exportée aux Etats Unis (80%).

Après la fermentation, on passe à l’embouteillage et là aussi il peut y avoir maintes différences : ajout de sucre et/ou de levure par exemple pour favoriser une fermentation en bouteille.

C’est la nature et la qualité de la levure qui fait l’identité d’une brasserie et donc d’une bière.

Si la bière est mise en fûts, il ne peut y avoir de refermentation d’où la différence de goût entre la bière pression et la bière en bouteille. Virginie nous a bien précisé que les fûts de bière pression devaient être changés tous les 4 jours, qu’ils soient vides ou non. La bière s’oxyde rapidement puisque, pour tirer une bière pression, on injecte du gaz carbonique dans le fût.

Suite à ces explications, au cours desquelles les 35 membres des Vignes de Léo, présents ce mercredi 8 avril, ont posé moult questions, nous sommes passés à la dégustation : 4 bières de notre région, très différentes les unes des autres.

Tout d’abord « la Cuvée des Jonquilles » en bouteille de 75cl : bière plaisante, légère (7°) qui présente un côté fleuri et fruité. Virginie l’a mise en résonnance avec le Gewurztraminer. Il s’agit d’une bière de garde, non filtrée, à la robe dorée pâle. (Brasserie au Baron à Gussignies dans le Nord)

Puis, « la Maltesse », bière puissante (mise en résonnance avec le Viognier), faite à partir d’un malt d’orge et de blé qui lui donne sa jolie couleur dorée. (Brasserie Castelain à Bénifontaine dans le Pas de Calais)

Pour suivre, la Gueuze Girardin (5°), vieux lambique, acide, au goût amer dû à la fermentation spontanée. (Brasserie Girardin en Belgique). On peut apprécier la résonance de l’acidité, léger sucre, pomme et bois qu’on retrouve dans le Riesling.

Enfin, la Dalva, vieillie 3 ans en barriques de chêne, plus forte 8,5°, plus houblonnée pour assurer sa conservation car destinée à voyager loin et longtemps et plus aromatique : fruits compotés, litchi, caramel, pêche, céréales. (Brasserie Thiriez à Esquelbecq dans le Nord)

Soirée particulière donc, mais à double titre : parce que, pour une fois, l’on a goûté de la bière mais aussi parce que notre salle habituelle des Acacias à Hellemmes étant prise, la dégustation se déroulait au Comfort Hôtel Garden de Bondues où nous avons comme toujours très bien mangé.

Domi

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