Archive | Les billets d’ambiance de Domi

Le « Bonzoms » de Tautavel : ce mercredi 8 février 2017 aux Vignes de Léo

Publié le 08 février 2017 par admin

Non, notre club d’œnologie ne s’est pas brutalement métamorphosé en club d’archéologie ni d’anthropologie. Tautavel est aussi un prestigieux terroir vinicole planté de Grenache, de Carignan, de Syrah, de Muscat, de Macabeu …

Il s’avère que ce soir nous découvrons le domaine Bonzoms, (j’espère que vous voudrez bien pardonner le mauvais jeu de mots du titre) situé dans les Pyrénées orientales. Ce terroir produit le vin rouge le mieux coté des vignobles du Languedoc Roussillon.

Marie Paule Bonzoms, oratrice très compétente, nous a présenté son domaine, travaillé en agriculture biologique ; les vendanges s’y font manuellement et il sera prochainement classé HVE : Haute Valeur Environnementale.

Nous avons goûté 8 vins : 4 vins rouges et 4 vins doux naturels donc mutés c’est-à-dire que l’on ajoute de l’alcool pour arrêter la fermentation ; le vin devient inaltérable ce pourquoi le procédé était utilisé dès le XIIIè siècle pour permettre le transport des vins.

Le premier vin s’appelait « Caractère » et il n’en manquait pas. Sur le fruit, légers arômes fruités, d’une couleur tirant sur le violet (à cause de la syrah), il est composé de 3 cépages, Grenache, Carignan et Syrah à raison d’un tiers chacun. Vin de longue garde élevé sur un terroir aride aux petits rendements. Elevage en cuves inox.

Le deuxième vin, « Excellence » portait très bien son nom. Provenant de vignes plus anciennes, les raisins sont cueillis à maturité puis élevés et vinifiés de manière très classique. Notes de fruits surmuris, griottes, de réglisse et de violette. Elevage boisé.

Le troisième vin « Héritage » est fait à partir de vignes de Carignan de plus de 80 ans. Notes très épicées, fruits à noyau. Vin très fin, très élégant. Le Carignan vieux élevé sur des terroirs arides est exceptionnel.

Le quatrième vin « Origine » est fait à partir de grains entiers, égrappage manuel, macération carbonique (on sature en gaz carbonique pour éviter le développement bactérien) puis macération traditionnelle. Beaucoup de fraîcheur.

Après une interruption permettant la tenue de l’assemblée générale de notre club, nous avons commencé la dégustation des vins mutés.

Tout d’abord, le « Tuilé », 15,5°, 80 g de sucre résiduel, fait de grenache noir vieilles vignes, vin doux naturel (VDN) traditionnel mais assez atypique car peu oxydé. Notes de fruits frais. Parfait pour l’apéritif ou le dessert mais aussi sur un magret au miel ou un fromage tel la tome catalane ou un vieux comté fermier.

Puis « Les Eclats », 15,5°, muté sur grains (on ajoute l’alcool sur les grains). Notes de cerises noires, de myrtille. Parfait sur le chocolat ou les fromages forts

Ensuite, vint « L’ambré », 15,5°, 100% Macabeu, vin blanc doré peu sucré, parfait sur foie gras ou roquefort. Même vinification qu’un Muscat : pressurage direct sans macération.

Enfin, « Le Muscat », 15,5°, composé de Muscat petits grains qui donne la vivacité  et de Muscat gros grains qui donne la fraîcheur. Notes d’abricot et de miel.

Ce soir, une dame de « Caractère » nous a présenté des vins « d’Excellence » et nous a offert avec largesse son « Héritage » « ambré » !

Domi.

Commentaire (0)

Tags:

Le Jura à l’honneur ce mercredi 11 janvier 2017 aux Vignes de Léo

Publié le 12 janvier 2017 par admin

Le Jura à l’honneur ce mercredi 11 septembre 2017 aux Vignes de Léo

Les 34 membres de notre association présents ce soir ont beaucoup apprécié les 8 vins qu’ils ont goûtés. J’allais dire les 8 vins blancs mais, en fait, le premier de ces vins nous a surpris par sa couleur : ni rouge ni blanc, plutôt couleur pelure d’oignon,  ce Poulsard, cépage du Jura dont ce vin a pris le nom, était peu tanique, léger et agréable. Pour  obtenir cette couleur, on décuve avant la fermentation nous a expliqué Michel Thibaut, viticulteur dans le Jura depuis 1989 mais qui a décidé en 2014 de développer son propre domaine à Poligny, petite cité comtoise, entourée d’un vignoble en appellation Côte du Jura.

Le deuxième vin avait une couleur claire à cause du manque d’ensoleillement. Ce Trousseau 2014 (autre cépage du Jura) titre 13° d’alcool et peut accompagner viandes rouges et fromages. De macération traditionnelle, ce vin est foisonnant quand il est jeune.

Cépage beaucoup plus connu, le Chardonnay, bourguignon d’origine mais cultivé dans le Jura depuis le Xème siècle entre à cent pour cent dans la composition du 3ème vin que nous avons goûté. Il avait un léger arôme d’anis, de fenouil et un bel équilibre.

Le 4ème vin, Tradition, ne portait pas le nom d’un cépage. Logique puisqu’il était fait d’un assemblage de Savagnin, cépage typiquement jurassien, et de chardonnay. Le savagnin est le cépage du vin jaune car il supporte très bien le vieillissement.

On l’a retrouvé dans le 5ème vin, cent pour cent Savagnin. Ce cépage donne des vins blancs puissants aux arômes complexes, très typiques de cette région. On n’aime ou on n’aime pas ce goût très particulier. Manifestement, autour de moi il a été majoritairement apprécié.

Ensuite venait le Vin Jaune, blanc sec très réputé et bien connu. De cépage savagnin bien sûr, sa vinification est assez complexe : au cours de la 2ème fermentation on le met à vieillir ; un voile de levure s’élève à la surface ; il peut protéger le vin pendant 6 ans dans des fûts de chêne qui ont précédemment contenu du bourgogne. C’est cette levure qui nourrit le vin et lui donne ce fameux « goût jaune » : arômes complexes de  noix, noisette, amande, épices. Il est parfait avec volailles à la crème, vol au vent aux ris de veau… Ce vin peut se garder plusieurs centaines d’années, à condition que l’on n’oublie pas de changer les bouchons. Un vin de 1774 a été vendu 52 000 euros.

Changement radical avec le vin suivant, le vin de paille tout aussi connu que le précédent mais moelleux, un peu plus de 100g de sucre résiduel. Délicieux, savoureux en apéritif ou sur le foie gras et les desserts, ce vin suit, pour voir le jour, un cahier des charges très précis. Les plus beaux raisins de Chardonnay, Savagnin, Poulsard et Trousseau sont disposés sur des claies pendant environ trois mois. Déshydratées, ces baies naturellement gorgées de sucre sont pressées. Le moût obtenu fermente jusqu’à atteindre 14 à 17 degrés. Il doit encore patienter 3 ans en fût et dévoile alors des saveurs riches de fruits confits, miel, marmelade et caramel.

Pour terminer Michel Thibaut nous avait réservé une surprise : il nous a offert un Macvin, absolument succulent, non prévu au départ dans la dégustation. Lors de l’élevage de ce vin on arrête la fermentation alcoolique du jus de raisin tout juste pressé, en ajoutant au moût un tiers de marc du Jura. Il se repose ensuite 12 mois en fût de chêne et acquiert alors tout son panache. Il titre entre 16 et 22 degrés et peut accompagner melon, glace melon ou nougat… il est utilisé aussi comme « trou jurassien ».

En résumé, ce fut, comme toujours aux Vignes de Léo, une soirée à la fois riche en découvertes et en plaisirs. Le viticulteur a su avec pédagogie nous expliquer la fabrication de ces vins mythiques mais surtout nous avons eu l’occasion de goûter des vins d’exception.

DOMI

Commentaire (0)

Tags:

Soirée de Gala à l’Essentiel (Attiches) le mercredi 10 Juin 2015

Publié le 07 juillet 2015 par admin

C’est le moment le plus attendu de l’année ! Les hommes se « font beaux », les femmes mettent leurs plus jolies robes…

Un verre de champagne à la main, on va de l’un à l’autre ;  on cherche l’absent, celui qui devrait être là, tiens, il n’est pas encore arrivé…. On parle, on rit, on s’interpelle…

C’est notre dîner non pas d’adieu mais de grandes vacances ; il est important car il permet d’échanger avec certains qu’on a simplement croisés durant les 9 dégustations de notre club.

C’est à Attiches, 19 rue de la Neuville, au restaurant « l’Essentiel » qui porte bien son nom en pareille  circonstance, que nous nous sommes donc réunis ce 10 juin 2015.

Durant l’apéritif, sous le soleil, nous avons eu le plaisir de constater la présence de Michel qui, bien que récemment hospitalisé, a souhaité participer à cette rencontre.

Dominique, notre « blogueuse » de talent, nous a surpris par sa présence inattendue puisque, quant à elle, elle n’avait pas encore quittée l’hôpital mais s’en était échappée afin de nous revoir tous pour ce bref moment de convivialité.

Nous passons alors à table avec la mise en bouche : « croustillant de parmesan avec émulsion de moules » qui laisse présager un repas de qualité.

En effet, les « asperges blanches, risotto croustillant » ont bien confirmé notre impression première.

Vient ensuite le tour de la « joue de bœuf, pommes de terre fumées, truffade au vieux comté, Coppa corse »  qui a peut être interpellé certains mais qui a été tout aussi éblouissante que les mets précédents en réjouissant les papilles des épicuriens.

La touche finale fut « l’Essentiel chocolat, fruits rouges » qui, après les fromages du terroir, a comblé nos palais.

En plus d’une dégustation de mets, ce fut une dégustation de vins, car notre Président nous a largement gâtés par ses choix judicieux que ce soit : le vin d’Alon 2012, le Saint Estéphe cru bourgeois 1990, le Margaux 2000, l’Adelys 2012 domaine de l’Engarrran ou encore le Banyuls 2011.

Les conversations autour des tables vont bon train mais… Chut voici le mot du président.

Bernard remercie le restaurant pour son accueil chaleureux et son professionnalisme ; Alex Croquet, notre boulanger préféré dont la réputation n’est plus à faire mais il salue également Michel Cossart, notre Président d’honneur pour sa fidélité, voilà maintenant 28 ans que Michel a créé ce club, sans lui, nous ne serions pas là ce soir….

La soirée se termine par une note joyeuse musicale de notre ami Guy Grard….

Mais toutes les bonnes choses ont une fin…. Il est bien tard, il faut se quitter….

A bientôt, au 9 septembre je crois.

Jocelyne (qui a brillamment remplacé Domi pour l’écriture de ce billet !)

Commentaire (0)

Tags:

Tout un programme ce mercredi 11 février 2015 aux Vignes de Léo

Publié le 26 février 2015 par admin

« Les vins mythiques et légendaires »


C’est Rémi Post Dumont de la société Dionis qui a présenté ces 8 vins fabuleux aux 31 adhérents présents. Il s’agissait de vins étrangers mais comme l’a dit notre président « Seuls les mauvais vins nous sont étrangers ».

La société Dionis, installée dans la région lyonnaise, travaille avec les plus grandes tables et quelques clients privés et sa réputation n’est plus à faire, particulièrement à propos des grands vins moelleux. Grâce à elle, ce soir, nous avons voyagé de l’Autriche à l’Italie en passant par l’Allemagne et la Hongrie autour d’un  blanc sec, d’un rouge sec, d’un rouge doux et de cinq blancs moelleux tout à fait exceptionnels.

Le premier vin, Grüner Veltiner Federspiel, blanc sec de 2013, nous venait d’Autriche et plus précisément des vignobles de la Wachau, sur les bords du Danube : cépage 100 % Grüner Veltliner. Quant au terme Federspiel, il s’agit d’une catégorisation en fonction de la richesse du mou. Ce vin, très minéral, à l’acidité naturelle, est un vin « de gastronomie » pouvant accompagner les fruits de mer, le poisson ou les viandes blanches.

Le second vin, seul rouge sec de la soirée, était un Taurasi, appellation très intéressante du sud de l’Italie, moins connu que le Barolo ou le Barbaresco mais tout aussi bon : 100% Aglienico, cépage très ancien déjà connu de la Grèce antique. Vieilli 2 mois en vieilles barriques de chêne, ce vin aux arômes de fruits rouges fort agréables est vendangé mi septembre quand les raisins sont bien mûrs d’où une sensation de grande maturité et s’accorde bien avec viandes et gibier.

A partir du 3è vin, nous entamions la série des blancs moelleux en commençant par l’Allemagne : Trabener Rickelsberg Würzgarten « Feinherb » de 2012. Ce dernier terme signifie fin, délicat, ce qui est très vrai pour ce vin, 100% riesling, aux arômes d’agrumes frais qui persisteront dans le temps mais avec un côté plus confit car il s’agit d’un vin de très, très grande garde. Il peut accompagner les desserts, le chocolat noir ou se boire seul comme nous l’avons fait avec le plus grand plaisir.

Ensuite, direction l’Italie avec un Moscato (donc muscat) di Noto naturellement doux, en vendange tardive, très bon et génial au nez. Ce vin est originaire de l’extrême sud-est de la Sicile, à proximité de Syracuse. Il fut suivi d’un Malvasia Passito di Lipari, très long en bouche, de cépage Malvoisie comme son nom l’indique, à forte persistance aromatique car les raisins sont séchés avant d’être vinifiés.

Changement de cap pour cet excellent vin de glace allemand « Ruster Eiswein » de cépage Blaufränkisch. Ce cépage, autrefois réservé aux rouges secs, convient parfaitement aux vins de glace, vendangés en décembre, après le gel, car la peau épaisse de ce raisin lui permet de tenir jusque là sans pourrir ni s’abîmer. Les raisins sont mis au pressoir en extérieur, l’eau restante est piégée par la glace et il ne reste que la partie la plus concentrée en arômes.

Pour suivre, un rouge naturellement doux, « San Marzano » de la botte de l’Italie, d’un cépage Aléatico très puissant. Il s’agit d’un vin non muté contrairement au Banyuls ou au Maury et d’une grande douceur en bouche.

Enfin, pour finir en beauté, un petit tour en Hongrie avec un Tokaji Impérial Aszu 6 puttonyos Château Sarospatak, l’un des plus grands moelleux au monde. Ce vin, jeune, 2011, a une garde sans fin. Il est vendangé grain à grain, fin octobre, à partir de raisins 100% fürmich, séchés par le vent, mis dans des hottes de 25kgs, les puttonyos. On met alors de 3 à 6 puttonyos à macérer dans le mou pour une fermentation de 150 litres. Vieilli 2 ans  en vieilles barriques, il s’agit d’un vin hors normes que Louis XIV appelait « le vin des rois, le roi des vins »


Soirée royale, effectivement, ce mercredi aux Vignes de Léo, par la qualité et la rareté des vins goûtés ainsi que par l’ambiance amicale qui règne toujours à nos soirées.

Domi

Commentaire (0)

Tags:

Le Côte du Rhône, ce mercredi 14 Janvier 2015

Publié le 14 janvier 2015 par admin

« Lâchez nous la grappe ! On s’occupe du raisin ». Voilà l’une des maximes qui figurent sur le blog d’Arnaud Guichard, vigneron indépendant, propriétaire du domaine « de la Guicharde » (non, rien à voir avec son nom de famille. C’est un hasard, nous a-t-il dit).

Le domaine s’étend sur 40 ha en partie sur le massif d’Uchaux, dans le Haut Vaucluse : point de repère, la forteresse de Mornas que l’on peut apercevoir depuis l’autoroute. Ce massif collinaire s’est érodé pendant 4 millions d’années. « Ce terroir plus vieux que celui de Châteauneuf du pape » fait la fierté de son propriétaire : il nous en avait rapporté un échantillon en bocal !

Adepte de la biodynamie, Arnaud Guichard y a planté Grenache noir, Syrah, Viognier, Roussanne, Marsanne et Grenache blanc ainsi qu’une oliveraie qui ne tardera pas à donner une huile d’olive prometteuse.

Il s’agit pourtant d’un terroir pauvre qui produit peu : 10 à 25 hl/ha pour 28hl/ha en moyenne dans les Côtes du Rhône. Il produit des vins « de plaisir, chaleureux, concentrés ».

Nous avons goûté 5 rouges et un blanc et contrairement à ce qui se fait généralement  Arnaud Guichard a souhaité que nous commencions par les rouges.

Tout d’abord, « Les Côtes du Rhône l’Unique » 2013, vin de «  barbecue » à dominante Grenache.

Puis « la Cuvée Léon » 2012, 40% Syrah et 60% Grenache. Ce vin, gardé 15 mois en cuve avant la mise en bouteilles, « sent le terroir », la silice et fleure bon le fruit.

Ensuite « la Cuvée Genest » 2011 et 2012, cultivée sur les Monts d’Uchaux. Ce vin de 2011 à dominante grenache a été médaillé d’argent et va vite évoluer. Il est fait à partir de vieilles vignes : lorsqu’elles sont renouvelées pour partie, le raisin n’est incorporé qu’après plus de 10 ans. Le 2012, très bon, était plus minéral ; le 2012 plus alcoolisé.

Enfin, dernier rouge, « la Cuvée Petites mains » 2012, 100% Grenache, produit d’une vigne cultivée en plein nord. Il reste en fermentation pendant 1an ½ et passe pendant 1 mois en barrique vieille.

Pour terminer, nous avons goûté un vin blanc, très particulier, fruité et bien agréable, à fort goût de réglisse et de fenouil, composé à 50% de Viognier, 30% de Grenache et 20% de Marsanne.

La soirée a été appréciée par les 35 membres présents qui ont posé moult questions auxquelles notre aimable vigneron a répondu volontiers, avec compétence et amabilité.

Domi

Commentaire (0)

Tags:

Une soirée très particulière aux Vignes de Léo, ce mercredi 10 Décembre 2014

Publié le 22 décembre 2014 par admin

Effectivement, bien que nous soyons un club d’œnologie, ce n’est pas du vin que nous avons goûté ce soir mais de l’huile d’olive et du vinaigre balsamique.

Cette dégustation ou plutôt cette « analyse sensorielle de 5 huiles, extra vierges, italiennes » nous était présentée par Gilberto d’Annunzio de « La Bottega *», boutique où il vend ces produits rares, importés des Pouilles et des Abruzzes. Gilberto se rend chaque année dans les Abruzzes pour rencontrer les producteurs récoltants chez lesquels il achète ses huiles d’olive.

Au-delà du plaisir de nous faire découvrir de bons produits, son but, lors de cette soirée, était de nous aider à ne pas nous faire « piéger » lorsque nous faisons nos achats.

En effet, les mentions « extra vierge » (moins de 1 % d’acidité) et « première pression à froid » qui figurent sur les bouteilles d’huile d’olive ne suffisent pas à garantir la qualité. Souvent les olives sont ramassées et non récoltées et donc peuvent devenir l’hôte de mouches puis elles subissent un long transport jusqu’au moulin.

Il faut donc rechercher la mention « récoltée et pressée sur place », n’acheter que des bouteilles en verre coloré et même enveloppées de papier d’alu (la luminosité est l’ennemi de l’huile) et bien sûr regarder le prix. Une bonne huile d’olive coûte aux alentours de 20€.

Nous avons goûté 4 huiles de qualité, certaines faites à partir d’une seule variété d’olive (l’équivalent des mono cépages pour le vin), d’autres à partir de 2 ou 3 variétés. Nous y avons trouvé des goûts d’amande, de tomate ou même d’artichaut…

La 5ème était un piège, une huile industrielle espagnole à 5€ la bouteille et nous y avons retrouvé le goût des huiles que nous avons l’habitude d’utiliser.

Enfin, nous avons terminé la soirée en goûtant deux petites cuillèrées de vinaigre balsamique traditionnel de Modène, l’un de 12 ans, l’autre de 25 ans. Le goût était absolument fabuleux. Ces vinaigres sont élevés successivement en fûts de chêne, de châtaigner, de cerisier, de frêne et enfin de murier : 60L dans le premier fût pour arriver à 20L dans le dernier pour le vinaigre de 12 ans puis l’on recommence le passage dans les 5 fûts successifs pour le vinaigre de 25 ans, «  extra vecchio ».

J’avoue que ce fut une expérience extraordinaire. Bien sûr, ces vinaigres ne servent pas à assaisonner la salade : on peut en mettre une goutte sur des légumes bouillis, une viande, un poisson, une coquille saint Jacques… et même, d’après notre orateur sur de la glace à la fraise. Comme c’est bientôt Noël, vous pouvez l’offrir à ceux que vous aimez mais il faut que je vous prévienne : la petite bouteille de 10cl coûte 120€.

Encore une fois, le club nous a permis de découvrir et goûter une boisson exceptionnelle.

*La Bottega se trouve dans le vieux Lille, 8 bis Rue O Péterinck, (03 20 21 16 85)

Domi

Commentaire (0)

Tags:

Champagne ! Ce mercredi 12 novembre aux Vignes de Léo

Publié le 23 novembre 2014 par admin

12 novembre 2014
19 h 00 minau21 h 00 min

Et bien sûr, pas n’importe quel champagne, celui d’Isabelle et Franck Pascal, vignerons de la vallée de la Marne, près d’Epernay, à côté de Chatillon sur Marne.

Franck Pascal a fait le choix de la biodynamie. Ce choix peut paraître surprenant de la part d’un ingénieur de formation, à l’esprit cartésien et pragmatique. En fait, il a agi en scientifique en se fiant aux résultats des expériences qu’il a menées.

Ainsi a-t-il divisé une parcelle en trois : il en a cultivé un tiers en culture traditionnelle, un tiers en culture biologique et un tiers en biodynamie. Quand il a goûté les raisins arrivés à maturation, il a vu, nous a-t-il dit, une énorme différence de goût, de parfum, d’aspect et il a résolument opté pour la biodynamie. Et ce, contre l’avis de sa famille qui a continué de travailler de façon traditionnelle.

Il n’est pourtant pas du tout un ayatollah intransigeant : il fait simplement ce en quoi il croit, ce qu’il aime et laisse l’amateur de vin juger du résultat.

Il faut reconnaître que ce résultat est excellent. Le premier champagne goûté, Quinte-Essence extra brut, millésime 2005, a conquis la grande majorité de l’assemblée. Il s’agit d’une cuvée à vocation gastronomique, composée de 2/3 de pinot meunier et d’1/3 de chardonnay. Son nom, nous a expliqué Franck Pascal, réunit « la quinte » à connotation musicale et « l’essence » : essence du terroir, essence du plaisir.

Le deuxième champagne s’appelait Reliance, 70% de pinot meunier, 25% de pinot noir et 5% de chardonnay. Assez différent du premier qui avait ma préférence. Nom particulier là aussi, très humaniste : le vin crée un lien entre les hommes entre les hommes et la terre.

Le troisième, Harmonie extra brut, millésime 2009, était composé de 50% pinot meunier, 50% pinot noir. Il était très bon : « minéralité, source de fraîcheur gustative » a commenté F. Pascal ; même si mes voisins continuaient de préférer le premier.

Le dernier, Sérénité, brut nature, millésime 2010, était composé à 40% de pinot meunier et 60% de chardonnay. Excellent lui aussi, c’était le plus cher des quatre : 120€ la bouteille.

Je vous avoue que je ne suis pas fan des bulles car le champagne me donne mal à l’estomac mais là, aucune douleur, rien que du plaisir. Le champagne de qualité se digère sans problème. Malheureusement, mes moyens ne me permettent pas de l’acheter. C’est l’un des avantages du club : nous permettre de goûter des vins que nous n’aurions pas la possibilité d’acheter.

J’insiste, une fois encore sur le nom de ces vins : sachez que leur champagne rosé s’appelle Tolérance et leur vin rouge Confiance. Les valeurs d’Isabelle et de Franck ne s’affichent pas seulement dans leurs vins mais aussi dans les noms qu’ils leur ont choisis et dans l’esthétisme des étiquettes.

J’ai donc choisi de réunir les noms des quatre champagnes goûtés : « Le vin nous permet d’atteindre la quintessence du plaisir, nous apporte la sérénité et crée entre nous reliance et harmonie »

Domi

Commentaire (0)

Tags:

Une soirée originale et instructive ce mercredi 8 octobre 2014 aux Vignes de Léo : « Cépages en expression libre »

Publié le 21 octobre 2014 par admin

8 octobre 2014
18 h 00 minau22 h 00 min

Un parti pris ce soir, s’intéresser aux cépages : quand les français choisissent un vin, ce n’est pas leur préoccupation première, contrairement aux étrangers, particulièrement les anglo-saxons, qui choisiront un Merlot ou un Chardonnay sans trop se préoccuper de la région d’origine et du terroir.

cepages

Alors pourquoi ce choix, ce mercredi, et surtout comment ?

L’objectif était de nous permettre de vérifier (ou de prendre conscience) que le même cépage selon le terroir et la vinification ne donnera pas du tout le même vin, même pour des mono-cépages.

L’animateur de la soirée, Didier Banc, de la société « Entre 2 Verres », nous a proposé pour commencer un vin blanc, en dégustation à l’aveugle, dont il fallait trouver le cépage : c’était un sauvignon que nous avons reconnu assez facilement.

Ce premier vin était un vin de Loire, appelé « Pointe d’agrumes » fait par « Complices de Loire », un vin de 2013, vif et astringent, bien agréable à l’apéritif et d’un bon rapport qualité-prix.

Le second blanc, 100% sauvignon aussi, était un Touraine 2012 de François Xavier Barc, appelé « La Cuarde ». Très différent du 1er, ce vin a plus de volume, est plus complexe, plus élégant. Il est élevé en cuves inox comme le 1er mais ensuite en fûts de chêne, ce qui n’était pas le cas pour le vin précédent. La production n’est que de 3000 bouteilles (35 hl à l’ha alors qu’elle était de 45 pour le vin précédent).

Le quatrième blanc, 100% sauvignon toujours, était un Sancerre de 2013, « Les Monts Damnés » de Pierre Martin, vin de garde d’une grande complexité, arôme frais et légèrement mentholé des Sauvignons mais dans lequel la dimension terroir était très nette.

La démonstration était donc réussie : le Sauvignon s’exprimait très différemment dans ces 3 mono-cépages.

Oui, j’ai volontairement sauté le 3è blanc car il s’agissait d’un intrus, d’un « pirate » selon Didier blanc : « Le clos du frère Etienne », château Du Breuil, mais 100% Chenin cette fois de 2010. Robe plus foncée, moins d’acidité et de fraîcheur mais plus de volume, un vin plus rond. Nous ne nous y sommes pas laissé tromper.

Quatre rouges ensuite, mono-cépages toujours : Didier Blanc avait choisi La Sirah, que nous avons reconnue, là aussi, assez facilement.

Le 1er de Louis Chèze, du Rhône Nord de 2012 ; le second : La Truffière « Domaine de Grangeneuve », des coteaux de Tricastin, de 2012, le 4è : « Les Chailles » de Alain Voge, terroir de Cornas, vin de garde remarquable. Le 3è était « Le Pirate » mais, cette fois, c’était le pays d’origine et non le cépage qui différait : un vin de Californie « Cycles Gladiator » de 2012.

Cette fois encore, la preuve était faite : le cépage s’exprimait très différemment selon le terroir et la vinification.

Le talent et les connaissances de Didier Blanc ont fait de cette soirée une grande réussite et comme il ‘avait précisé d’entrée : au-delà de la notion de cépage, le but de la soirée était avant tout (comme chaque mois) le plaisir et le partage.

Comme l’a dit Talleyrand « Monsieur, quand on a l’honneur de se faire servir un tel vin, on prend son verre avec respect, on le hume, puis l’ayant reposé, on en parle »

Domi

Commentaire (0)

Tags:

Une rentrée réussie ce mercredi 10 septembre 2014

Publié le 10 septembre 2014 par admin

Et viva l’Italia !

Rares sont ceux d’entre nous qui se réjouissent quand arrive la rentrée. C’est pourtant le cas pour les adhérents des Vignes de Léo : une dégustation de vins italiens suivie d’un repas sur le même thème leur ont permis de repartir en vacances le temps d’une soirée.

Michel Lemaitre, l’un des fidèles adhérents, avait pris en charge l’organisation de cette dégustation : choix des vins et commentaires. Il était aidé, en cela, par une charmante jeune femme de l’épicerie « Saveurs du sud » à Bondues qui propose plats et vins italiens.

Michel nous a fait découvrir des vins de plusieurs régions italiennes, du Piémont aux Pouilles en passant par la Sicile et la Sardaigne. Son choix a été de ne nous faire goûter que des vins à moins de 20€ la bouteille et surtout de BONS vins moins célèbres que le Barolo ou le Barbaresco qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

Entre autres, 2 Chianti excellents, sans rapport aucun avec les bouteilles de Chianti entourées de paille, servies dans certains restaurants italiens. Le Montteguelfo frais et léger et le Nippozzano, vieilli en fût de chêne, nous ont permis de nous réconcilier avec ces vins qui méritent vraiment le détour.

Remarquables également le Tasari de Sicile et le Tuffarello des Pouilles que les 38 présents ont particulièrement apprécié.

Enfin, cette dégustation qui avait débuté par un Moscato d’Asti, légèrement effervescent, frizzante plutôt que spumante, bien agréable, s’est terminée en beauté sur un Marsala sec que je vous recommande.

Comme l’an dernier, la soirée s’est poursuivie par un repas servi sur place, repas italien bien sûr, préparé par le restaurant Mama Teresa : Calponate d’aubergine, polpettines de viande, involtini, canelloni… Rien que les noms font rêver et la qualité était à l’avenant.

Vins et repas pris entre amis comme toujours sinon le plaisir ne serait pas complet.

Merci Michel pour cette bonne soirée.

Domi

Commentaire (0)

Tags:

Encore une soirée d’exception ce mercredi 11 Juin 2014

Publié le 12 juin 2014 par admin

11 juin 2014 19 h 00 minau12 juin 2014 19 h 00 min
11 juin 2014 19 h 00 minau12 juin 2014 19 h 00 min
11 juin 2014 19 h 00 minau12 juin 2014 19 h 00 min

La version 2014 du repas de fin d’année des Vignes de Léo n’a pas dérogé à la règle, ce fut, une fois encore, une soirée d’exception :

Soirée d’exception par la qualité des mets : le duo de foie gras était excellent même si, à mon avis, l’un des deux manquait un peu d’assaisonnement ; le pluma de cerdo (rare cochon noir sauvage qui nous vient d’Espagne et se nourrit de châtaignes) était parfaitement préparé ; le dessert, très bon, aurait peut être mérité un peu plus de glace.

Soirée d’exception par la qualité des vins et les accords mets/vins : que dire du champagne Ayala ? Même moi qui n’aime pas les bulles, je le bois avec un plaisir certain, qu’il s’agisse du brut Zéro dosage de l’apéritif ou du millésimé 1999 qui mettait parfaitement en valeur le foie gras. Le Sauternes de chez Guiraud était excellent mais écrasait peut être trop l’un des deux foies. Les deux rouges qui accompagnaient le cerdo étaient parfaits avec une préférence pour le Château Joanin Bécot : Castillon, Côtes de Bordeaux, proche de Saint Emilion ; il est produit en petite quantité et mérite le détour. Enfin, les Coteaux du Loir du Domaine de Bellivière se mariaient très bien avec le dessert.

Soirée d’exception par la qualité du service et de l’accueil : Le Moulin, à Beaucamp Ligny, avait ouvert ses portes, un mercredi soir, spécialement pour nous et nous ne pouvons que les en remercier. Par ce beau temps, l’apéritif, dans le jardin, fut fort agréable et nous permit des retrouvailles chaleureuses avec les nombreux adhérents et amis présents. Le service à table fut parfait, particulièrement celui des vins : quand on se souvient d’un restaurant où il nous avait fallu apporter des verres car ils n’en avaient pas assez…

Soirée d’exception par la qualité de l’animation : c’est l’un de nos adhérents qui a, amicalement et bénévolement assuré l’animation très réussie de cette soirée : powerpoint avec les photos des dernières dégustations, chants accompagnés à la guitare ont contribué à la convivialité ; comparée à une certaine prestation payante et bien chère que nous avions connue, nous ne pouvons que nous réjouir que notre association ait retrouvé un véritable esprit associatif.

Soirée d’exception enfin par la qualité de l’ambiance : comme toujours l’amitié était au rendez-vous. Se retrouver est en soi un plaisir mais se retrouver autour de mets et de vins fabuleux procure un plaisir accru et chacun a pu profiter pleinement de cette soirée en tous points exceptionnelle.

Domi

Commentaire (0)

Advertise Here
Advertise Here

Archives