Archive | Vallée de la loire

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Domaine Les Pierres Ecrites : 14.12.2016

Publié le 15 décembre 2016 par admin

Ce mois-ci je vous emmène faire une dégustation d’un ou plusieurs verres de Touraine et de Montlouis sur Loire du Domaine Les Pierres Ecrites, sis 19 rue d’Amboise à Saint Martin Le Beau 37270.

Ce domaine est géré par Coralie et Anthony RASSIN, vignerons artisans et passionnés qui ont eu l’audace de faire perdurer le Domaine Flamand Deletang avec Les Pierres Ecrites. Comme l’on peut trouver au dos du tarif « Les vignerons passent, seul les terroirs demeurent. »

Montlouis sur Loire est situé entre Amboise et Tours. Cette appellation fait face à celle de Vouvray, sur la rive gauche de la Loire. Elle s’étend entre ce fleuve et le Cher, limitée à l’est par la forêt d’Amboise.

Le vignoble est implanté sur des sols caillouteux qui captent le moindre rayon de soleil. Seul cépage cultivé, le chenin, aussi appelé pineau de la Loire, fournit des vins tranquilles secs, demi-secs ou moelleux, la part de ces styles variant selon les conditions météorologiques de l’année. L’appellation produit aussi des mousseux élaborés selon la méthode traditionnelle ainsi que quelques pétillants.

Nous dégusterons :
- En pot d’accueil : Les Pierres en bulles en brut rosé (AOP Touraine)

AOP Montlouis sur Loire :
- Les Pierres en bulles en brut
- Les Petits Boulay sec Empreintes sec
- Le Chemin du Jeune Berger demi-sec
- Or des Petits Boulay moelleux agrémenté d’une surprise.

Alors je vous attends mercredi 14 décembre 2016 pour partager ce moment de dégustation.

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Domaine Charles Joguet (Chinon) : 14/05/2014

Publié le 13 avril 2014 par admin

14 mai 2014
19 h 00 minau22 h 00 min

Nous irons visiter le Domaine Charles Joguet qui se situe à Sazilly.

Au cœur du Val de Loire, Chinon, petit vignoble aussi prestigieux que bien des grands, date des XIIème et XIIIème siècles, bien avant d’avoir été si joliment célébré par le grand François Rabelais, dont les étiquettes du Domaine sont à l’effigie.
Situé près de Tours entre la Loire et la Vienne, l’aire d’appellation Chinon, d’origine contrôlée depuis le décret du 31 juillet 1937, s’étend sur environ 2,300 hectares répartis sur dix-neuf communes. On y élabore principalement du vin rouge, à partir du cépage cabernet franc mais aussi du vin blanc en très faible quantité (moins de 1% de la production totale), à partir du cépage chenin blanc (également dénommé « pineau de la Loire »).
Les vignes sont exposées sur deux grands types de sols :
- les terrasses graveleuses, qui donnent des vins légers et parfumés que l’on nomme « vins de Pâques » ou « vins de printemps » ; et
- les coteaux argilo-siliceux et argilo-calcaires, qui offrent des vins de bonne, voire de très longue garde.
En fonction de leur terroir d’origine, on pourra donc déguster certains vins dès leur prime jeunesse ou au contraire attendre de nombreuses années avant de les voir se révéler pleinement.
Jacques Genet, propriétaire du Domaine, c’est sous son impulsion depuis plus de 10 ans que l’équipe du Domaine progresse en cherchant constamment à améliorer la qualité de ses vins.
Il devient le partenaire de Charles Joguet en 1985. A l’époque, ils créent ensemble une société civile d’exploitation agricole afin de développer, structurer et surtout pérenniser l’œuvre accomplie jusque-là par Charles Joguet.
Outre un petit hectare de vignes situé sur le joli coteau de Monplaisir dont le terroir est fort proche de celui du Chêne Vert, Jacques Genet apporte alors ses terres de Beaumont-en-Véron, sur lesquelles seront plantés une dizaine d’hectares de cabernet franc dans les années qui suivront.
Nous retrouvons le Domaine Charles Joguet dans le guide rouge de la revue des vins de France ainsi que dans celui de Bettane et Dessauve.

Les notes sont égales ou supérieures à 15/20.

Rendez-vous le mercredi 14 mai 2014 pour découvrir les vins de ce domaine.

Nous dégusterons :

Vin blanc :
  • Chenin blanc Clos de la Plante Martin 2009
  • Chenin blanc Clos de la Plante Martin 2010
Vin rouge :
  • Cuvée du Terroir 2011
  • Les Petites Roches 2011
  • Les Charmes 2011
  • Les Varennes du Grand Clos 2011
  • Clos du Chêne Vert 2011
  • Clos de la Dioterie 2011

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Domaine des Pothiers (Côte Roannaise) : 09.04.2014

Publié le 01 avril 2014 par admin

9 avril 2014
19 h 00 minau22 h 00 min

Nous irons visiter le Domaine des Pothiers qui est à Villemontais. Ce village est situé au sud-ouest de Roanne.

Notre domaine est situé́, dans la partie sud de l’appellation. La famille Pothier, nos ancêtres, l’a exploité pendant des siècles. La vigne en occupait la majeure partie et quelques vaches étaient élevées sur les parcelles trop humides pour la culture de la vigne.

Certes c’est un vignoble du Val de Loire mais sa particularité, est d’être installé sur la côte Roannaise dominant la Loire et formant les premiers contreforts du Massif Central.

Le vignoble s’étend sur 200 hectares. Les vignes sont plantées sur les meilleurs coteaux entre 400 et 500 mètres d’altitude.

Les sols, très sableux et drainants, sont d’origine granitique.

La qualité et la typicité des vins de la Côte Roannaise ont permis leur classement en AOC dès 1994.

Cette année encore plusieurs guides sur le vin ont remarqué la qualité de leurs cuvées et les ont référencées.

Nous retrouvons le Domaine des Pothiers au sein du guide vert et du guide rouge de la revue des vins de France ainsi que dans celui de Bettane et Dessauve.

Rendez-vous le mercredi 9 avril 2014 pour découvrir les vins de ce domaine.

Les Vins que nous dégusterons :

Pot d’accueil : bulles, vin mousseux, vinification ancestrale
Vin Blanc :
Hors-Pistes vin de pays d’Urfé (Pinot gris)
Fou de Chêne vin de pays d’Urfé (Chardonnay)
Vin rouge :
Référence (Gamay Saint Romain)
Clos du Puy (Gamay Saint Romain)
L’Intégrale (Gamay Saint Romain)
Emoi (vin de paille)

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Domaine Grosbot-Barbara (Saint Pourçain) : 13.11.13

Publié le 11 novembre 2013 par admin

13 novembre 2013
19 h 00 minau21 h 00 min

Nous allons reprendre ce que notre Club a toujours fait depuis 25 ans à savoir déguster les vins des viticulteurs de nos régions vinicoles.

Je vous propose une dégustation des vins de Saint-Pourçain du Domaine Grosbot-Barbara.

La famille GROSBOT ( vignerons situés sur Bransat ), vignerons depuis 1920, représentée par Monsieur GROSBOT Elie, s’associe avec Monsieur BARBARA Denis, vigneron ayant fait ses preuves en Bourgogne, en 1996.  Le domaine GROSBOT-BARBARA est né.

La greffe des deux noms prend et, depuis 2001, un nouveau chai est créé à Montjournal, sur la commune de Cesset 03500.

Le Domaine Grosbot-Barbara est situé au coeur du vignoble de Saint-Pourçain, sur le versant Est du plus vieux vignoble de France. Les parcelles du Domaine Grosbot-Barbara s’étendent sur 4 communes du versant Est du vignoble de Saint-Pourçain : Bransat, Cesset, Montord et Verneuil-en-Bourbonnais.

Chacune des parcelles est enherbée pour limiter l’utilisation des herbicides.

Nous dégusterons :
- en blanc :

  • La Vreladière (Chardonnay/Tressalier) 2012
  • Vin d’Alon (Chardonnay/Tressalier) 2012
  • Cuvée S.A.S. Prince C-H de Lobkowicz (Chardonnay/Tressalier) travaillé et élevé en fût 2011
  • Clos Jacques Chevalier (Chardonnay/Tressalier/ Pinot Gris) travaillé et élevé en fût 2012

- en rouge :

  • La Chambre d’Edouard (dominante Pinot Noir) 2012
  • Les Ferneaux (dominante Gamay) 2012

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Domaine de Juchepie : 20.03.13

Publié le 22 février 2013 par admin

20 mars 2013
18 h 45 minau20 h 45 min

Le domaine a été créé en 1986 et comporte actuellement six hectares plantés en chenin blanc.Les vignes ont en moyenne plus de quarante 40 ans, les plus vieilles datant de 1911.

Nos vignes sont situées sur des coteaux exposés sud-sud-ouest, tous dans l’ aire d’ appellation Coteaux-du-Layon-Faye. L’ encépagement consiste uniquement de « Chenin Blanc » greffé pour la plupart sur « Riparia Gloire ». L’ age des vignes est en moyenne de 40 ans. Les plus vielles datent de 1911. La Belgique nous envoi un vigneron fort sympathique, Eddy Oosterlinck, qui manipule le Chenin au pressoir comme personne. C’ est Pascal Favre d’Anne, chef à Angers, qui a choisi de nous présenter ses Coteaux du Layon d’ une rare finesse. L’ équilibre entre le sucre et l’ amertume du cépage nous donne un vrai vin de gastronomie. France Chef mai/juin 2009

extrait : http://la-contre-etiquette.com

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Domaine Vincent Carême : 04.04.12

Publié le 10 avril 2012 par admin

4 avril 2012
18 h 45 minau20 h 45 min

Le domaine Vincent Carême est un jeune domaine de Vouvray. Les vins blancs élaborés sont tous bio. Les meilleurs terroirs sont réservés aux vins tranquilles et aux moelleux. La qualité des vins du domaine Vincent Carême est régulière et de haut niveau. Une valeur sûre parmi les jeunes de l’appellation. Vincent Carême est un jeune vigneron qui a fait ses classes en Afrique du Sud. Il s’est installé à Vouvray depuis 1999 et possède cinq hectares de vignes. Respectueux de la nature et de son terroir, Vincent cherche à proposer des vins francs et d’une très grande pureté.

Vincent CAREME mise sur des Vouvray secs et demi-secs au fruit net et pur. Il fait partie de
la jeune génération qui rend hommage à ce grand terroir de Vouvray ses lettres de noblesse. Sa
gamme est franche, d’expression loyale, de plus en plus minérale (l’élevage en fût est aussi plus
précis), de la bulle au liquoreux.
Nous le constaterons lors de la dégustation des vins suivants :
- Vouvray Brut 2010 (en pot d’accueil)
- Vouvray l’Ancestrale 2009
- Vouvray Sec 2009
- Vouvray Le Clos 2007
- Vouvray Tendre 2009
- Vouvray Moelleux 2009
- Vouvray Première Trie 2009

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Domaine des roches Neuves : 09.03.11

Publié le 21 avril 2011 par admin

9 mars 2011
18 h 45 minau20 h 45 min
Le Domaine des Roches Neuves sera présenté par Thierry Germain. Très jeune, Thierry Germain décide de quitter le domaine familial de Bordeaux pour voler de ses propres ailes. Sa passion pour les terroirs et son sens du défi le mènent jusqu’à Saumur-Champigny où il prend en main le domaine des Roches Neuves en 1993 : 22 hectares de vignes qu’il réoriente directement vers une culture bio et biodynamique. Fin observateur de la vigne et des sols, Thierry Germain cherche a faire surgir dans chacun de ses vins les caractéristiques de l’espace et du temps par lesquelles ils sont nés. Et cela plaît, ses vins sont de plus en plus demandes.
A savoir: la séparation avec la famille n’a pas duré longtemps, puisque son père, étonné des résultats de son fils dans ces contrées si éloignées du Bordelais, a aussitôt, lui aussi, acheté des terres en Anjou au Château de Fesles! »1855
Vigneron à Saumur-Champigny depuis 1992, voici un Bordelais qui ne cesse de se remettre en question. En bousculant les habitudes locales, inspiré par les plus grands vignerons, il entraîne dans son dynamisme son appellation adoptive, mais aussi sa famille qui l’a aidé à s’installer.
En 2002 il bascule et convertit tout son vignoble en biodynamie: « c’est la plante qui fait le vin et non la chimie », dit-il.
Nous allons retrouver les cépages Cabernet Franc pour les rouges et le Chenin avec les vins suivants  :
  • Domaine Roches Neuves 2010
  • Terres Chaudes 2009
  • Franc de Pied 2009
  • La Marginale 2008 pour les rouges
  • L’Insolite 2009 et les bulles de Roches (chenin 90 %, chardonnay 5 %, CF 5 %) pour
  • les blancs
Une surprise « locale de saison » vous attendra pour le pot d’accueil à 18 h45.

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Domaine Saint Nicolas : 18.11.09

Publié le 21 avril 2011 par admin

18 novembre 2009
18 h 45 minau20 h 45 min

Les Fiefs Vendéens, Domaine Saint Nicolas avec Thierry Michon

Nous mettrons nos papilles en exergue sur les cépages suivants :
Chenin, Groslot Gris, Pinot Noir, Cabernet-Franc, Gamay.
Nous passerons aux travaux pratiques en dégustant, après les bulles :
- des blancs avec les cuvées : Franc Blanc, Haut des Clous, Maria, Soleil de Chine
- plusieurs rouges avec les cuvées : Reflets, Jacques, Negrette, Grande Pièce …
et pour le repas, les cuvées les Clous 2002 et le Poiret 2003 en magnums et la cuvée
Jacques 1997 en jéroboam.

La dégustation sera suivi d’un repas « accord mets et vins » préparé par notre ami Christian CNOCKAERT

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Les Muscadets : Domaine Landron et Domaine de l’Ecu 10.01.2007

Publié le 28 mars 2011 par admin

10 janvier 2007
18 h 45 minau20 h 45 min

DEGUSTATION DU 10 janvier 2007 : les Muscadets

Par ISABELLE LECLERCQ

La dégustation des vins de Mucadet de JO LANDRON et de GUY BOSSARD offre l’opportunité de débattre de la conception de la minéralité d’un vin.
Pourquoi ces vins, dont l’analyse organoleptique ( l’odorat, les saveurs, et la bouche) semble consensuelle, apparaissent, quand on les décrit, comme minéraux, alors même qu’il est particulièrement difficile d’exprimer ce qu’est la minéralité d’un vin ?
Comment peut-on s’accorder sur le principe que la richesse minérale d’un vin contribue à sa réussite, quand pour certains la minéralité désigne des arômes bien particuliers, variétaux essentiellement, et quelquefois désagréables, et quand pour d’autres il s’agit de structure ou de tension du vin ?

Les vins de JO LANDRON et de GUY BOSSARD apportent en raison de leur particularité quelques éléments de réponse, mais surtout permettent que l’on s’interroge sur notre rapport au vin. Ce qui pour le passionné, rend ces vins passionnants, qu’on les ait aimés ou non.

Ont été proposés à la dégustation, l’Expression du Gneiss, l’Expression de l’Orthogneiss et l’Expression de Granit, en 2005, de chez GUY BOSSARD, Domaine de l’Ecu.


GUY BOSSARD a travaillé le muscadet, en biodynamie, pour l’élever à un niveau auquel peu de gens peuvent imaginer cette appellation, bien souvent mésestimée. Ces trois Expressions sont nommées selon le sol qui les a fait naître.
Le gneiss est une roche métamorphique composée de lits sombres de minéraux ferromagnésiens (micas, amphiboles) et de lits clairs de quartz et de feldspaths, l’orthogneiss étant du gneiss dérivant de roches éruptives. Ces informations sont extraites du glossaire consultable à cette adresse : http://perso.orange.fr/jacques.delfour/glossrm.htm).
Immédiatement ces appellations suscitent l’attente d’une expression de terroir, d’une influence tant bretonne et granitique que vendéenne et sableuse.
Le nez, pour ces trois vins met en évidence effectivement des notes minérales, qu’il est assez difficile de préciser, en dehors des embruns salés, et de l’iode. A proprement parler, les notes minérales, sauf peut-être pour les géologues et amateurs de single malt tourbé, bien qu’identifiables sont rarement nommables. Qui a sucé du caillou, de la craie ? Qui est capable de sentir et de repérer à son odeur la pierre dolomite ? De la différencier de la malachite ?
Et, sous-tendent cette minéralité des arômes de fruits et d’agrumes, pour le Gneiss, de fleurs séchées ou de tisane, pour l’Orthogneiss. A noter également que le nez de l’Orthogneiss est moins évident car fermentaire.
Le Granit quant à lui semble encore plus iodé que les autres, avec un très léger fumé. A nouveau un esprit single malt. Il évoque aussi des sensations plus telluriques encore avec le champignon. L’Expression de Granit est sans conteste le plus minéral des trois.
Les robes sont bien caractéristiques du muscadet, en raison de leur verdeur et de leur pâleur. La Cuvée Granit perle. Elle annonce plus que pour les autres cuvées du gras.

La bouche est intéressante. Dans la recherche de ce qui peut constituer la minéralité de ces vins, l’acidité semble être un premier élément. Une acidité qui leur confère une certaine puissance, une rectitude, une vivacité qui sangle de vin en l’étirant vers une grande fraîcheur, nette, droite. Un plaisir de la bouche tactile.
Plus que cette acidité et cette salinité, c’est sans doute grâce à cette structure très particulière que se définit la minéralité des vins de GUY BOSSARD. La Cuvée Granit confirme un certain volume tactile, du gras.
Des arômes de citron, de fruits blancs, comme la pêche et le melon, pour le Gneiss, le champignon et l’amande, pour l’Orthogneiss, le végétal pour le Granit viennent se révéler en bouche. Trois vins bien différents, trois expressions de terroirs différentes qui définissent la minéralité du muscadet.

La Cuvée Amphibolite de JO LANDRON tire son nom des roches vertes métamorphiques qui composent le sous-sol. Le travail de la vigne en biodynamie permet d’extraire là aussi une expression de terroir assez remarquable. A nouveau, la minéralité sera moins celle des arômes, bien qu’on puisse y déceler la pierre à fusil et éventuellement la craie, que le tactile en bouche. Le nez est gourmand, et plaît particulièrement en raison des senteurs de sirop d’orange, ou de fraise Tagada. Une pointe iodée, bien sûr.
La bouche est lisse ; elle présente les saveurs douces et amènes du bois de santal mêlé au cerfeuil. Une texture tranchante, vive qui dévoile ainsi l’essence de sa minéralité.

La cuvée de l’Hermine d’Or, est particulièrement épicée, moins expressive que l’Amphibolite sur la minéralité, mais présente de la matière. Le nez ne révèle pas nécessairement les arômes minéraux, mais plutôt floraux, plus intenses. La concentration et le gras en font le vin le moins minéral.

Le Clos de la Carizière, dispose d’un nez typique de la minéralité du muscadet, citronné, et iodé. Une belle acidité en bouche tend le vin de façon remarquable. L’expression vive et plaisante d’un vin minéral.

Le Fief du Breuil présente un nez à mi-chemin entre la cuvée de l’Hermine d’Or, à qui il reprend le côté épicé et fruité ( la prune ?), et la cuvée du Clos dont il copie la salinité citronnée. On pense au parfum de l’huître.
Beaucoup d’ampleur en bouche, une grande vivacité qui charpente avec rectitude une matière étonnante par son expressivité minérale.

Le nez de la Cuvée Haute Tradition est riche, exubérant, sur les agrumes en particulier. La bouche est pleine, savoureuse par son fruit, le melon, et par son gras. Beaucoup de concentration structurée grâce à son acidité. Toutefois, il est certainement moins expressif sur la minéralité. Il s’apparente assez bien, pour sa texture, à l’Hermine d’Or

Partant de cette enrichissante dégustation de muscadets issus de terroir à rendement limité, travaillé en biodynamie, la conception de la minéralité du vin s’en trouve fortement éclairée. Certes, les notes salines et végétales contribuent pleinement à caractériser une expression minérale, mais c’est essentiellement et avant tout de la réponse obtenue en bouche de cette première impression que va dépendre la minéralité du vin. Plus qu’un arôme, elle est une sensation en bouche, à savoir une tension, une droiture qui rend le vin hiératique, ferme, éclatant et expressif. Les vins les moins minéraux sont ceux qui ont présenté le plus de gras, donc, globalement, ceux de JO LANDRON, parce qu’ils ont plus de rondeur que ceux de GUY BOSSARD.
Par conséquent la minéralité peut se retrouver dans le vin rouge. C’est ce qu’a prouvé le vin du Jardin de France de GUY BOSSARD, 65% de cabernet franc, 35% de cabernet sauvignon. Une magnifique expression minérale, agréablement menée par des notes poivrées, du fruit rouge, mais avec une certaine amertume en finale.

Isabelle Leclercq

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Domaine de Bellivière : Les Vins de la Loire

Publié le 18 mars 2011 par admin

Compte rendu de la dégustation des vins du domaine de Bellivière

Par Isabelle LECLERCQ


Coteaux du Loir, Vieilles Vignes Eparses, 2006

Subtil mélange de rose, d’aubépine et d’acacia… et d’abricot !
Bouche aigrelette de pomme granny smith, qui étiole quelque peu ses contours aromatiques, pour les abîmer dans la finale sur des amers, pas tant suaves…
Ensemble toutefois intéressant par son approche minérale.

Le Rouge Gorge, 2007, Jasnières

PIneau d’Aunis à 97%
Nez très épicé, de cumin ou de muscade, et déversant des notes de guignolet. L’odoration est très sanguine également.
En deuxième aération se décèle un bel empyreumatique.
La bouche se découvre par un attaque souple et immédiatement gourmande sur le fruit au sirop (toujours cette cerise douce-amère), puis laisse s’exprimer une belle fraîcheur, une belle vivacité, un joli mordant aux tannins accessibles, marqués mais de texture agréable. Elle se clôt sur des notes grillées : noisettes, et préserve dans l’ultime ressort de sa finale sa fraîcheur…

Gourmandise prometteuse…

Les Rosiers, 2007

Multiples étais minéraux de craie et de fumé pour tendre un bouquet aux dominantes fruitées et florales ; ainsi le coing et les agrumes se combinent-t-ils à l’acacia.
Une bouche plutôt exhaustive en attaque, ronde et charnue mais promptement assagie : acidité peu tactile dans son maintien, mais sans se départir aucunement de ses accroches, apte à dominer la présence de sucre résiduel. Présence agréable, du reste!
La finale n’est d’aucune docilité, puisque dans ses soubresauts elle s’investit de notes de franc caractère : anis, agrumes, poires confites et miel d’acacia.
La trace d’une belle fraîcheur en bouche, pour clore la dégustation de ce joli vin.

L’Effraie, 2006

Un délicat fumé qui sert de tremplin à des impressions florales vives et précises : la pivoine, le tilleul et la camomille. Dans l’antichambre d’arômes de poire Williams…
L’aération prolongée révèle en sus le fruit exotique, en particulier la carambole (au goût si caractéristique de la pomme).
La bouche glisse sur les douceurs beurrées, les vraies, celles nanties du goût aigrelet du babeurre…
Alors viennent suavement les saveurs de la brioche, de la noisette, de l’amande, de la noix de cajou- peut-être?- , et très certainement du melon.
Belle ampleur dès l’attaque, en léger décrescendo en milieu de bouche. L’acidité reprend ses marques en finale pour lui accorder les allonges nécessaires au soutien aromatique. A noter, ce qui revient souvent me semble-t-il, un léger fermentaire par l’expressivité du champignon fais.

Vieilles Vignes Eparses, 2005 – Coteaux du Loir

Superbe nez de fraise des bois (ou simple mara des bois), d’épices mentholées et alliacées (cardamome, ail) et curieusement – à mettre sur le compte sans doute d’une minéralité singulière dans son expression – notes de jus de concombre.
Léger empyreumatique, et champignon frais de Paris…

(Le sol est composé d’argiles à silex sur tuffeaux)

La bouche présente cette même densité aromatique : palette large de saveurs identiques à celles identifiées à l’olfaction, en particulier ce goût de concombre!
Rondeur et force du maintien, celui-ci épaulé par une acidité plus marquée dans ce Coteaux du Loir, avec pour résultante immédiate une belle fraîcheur.
Finale aux allonges intéressantes, qui permettent d’étrenner un fruit plus confituré ou plus mellifluent de rhubarbe! (Cette saveur soulageant en ultime ressort notre « concombre »…
Un vin atypique, copieusement et singulièrement bon!

Vieilles Vignes Eparses, 2007 – Coteaux du Loir

Expressions empyreumatiques légères en léger déclin sur des impressions de graphite ou de silex frotté. Flotte une belle présence florale, un peu épicée (graine de fenouil) puis mellifluente. Le fruit n’est pas en reste : la poire Williams est très manifeste, et d’aillleurs, l’aération prolongée tend à accentuer ces odeurs de poire et à les combiner à des parfums de pomme.
La bouche présente une mâche certaine, beaucoup de matière mais – sans doute pour cette cuvée ( ou ce millésime) – assez marquée par l’acidité. Celle-ci se manifeste dès l’attaque apportant tonicité et vivacité. En contrepartie le maintien semble progressivement s’engourdir. Mais un rejaillissement en dernier ressort, pour mieux rappeler le fruit frais, accorde des allonges savoureuses et bien tenaces.

Vif, frais et aérien, bel équilibre, un excellent chenin… nul doute! (20 grs de SR, pas de malolactique!)

L’Effraie 2005

Rondeurs minérales terpéniques et empyreumatiques pour s’effacer dans les volutes fruitées et les envolées florales…
Sensualité et bien-être à respirer le verre qui rivalisent avec une bouche lascive, lente et luxurieuse car dominée par des fruits chauds et lourds au parfum capiteux (pêche, gelée de coing, fruits confits, fruits exotiques). Un caractère langoureux qui imprime donc – et avec persistance -, dans sa longueur, de subtiles acidités, et des amertumes d’une belle fraîcheur mentholée. Plus éteinte et moins vive que la cuvée Vieilles Vignes Eparses, bien plus enrobée, L’Effraie 2005 est un havre de douceur, une corpulence du début jusque la fin.

Haut-Rasné, 2007 – Coteaux du Loir

Nez très aromatique de muguet, de jasmin?, de fruits à chair blanche (pêche, poire et pomme), chargé d’arômes mellifluents, presque capiteux.
La bouche, est très fraîche, pleine de légèreté, mais linéaire.
Planéité des sensations, d’une matière, pourtant dense, et d’une acidité peu tactile, mais parfaitement maîtrisée, qui égaie un moelleux plein de jeunesse, encore sur des notes fermentaires de champignon frais.
La longueur reste très expressive, et ne perd que très progressivement de sa densité pour révéler en ultime ressort des nuances crayeuses et/ou graphitées. Un vin promis au plus bel avenir.

Isabelle LECLERCQ

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