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Le « Bonzoms » de Tautavel : ce mercredi 8 février 2017 aux Vignes de Léo

Publié le 08 février 2017 par admin

Non, notre club d’œnologie ne s’est pas brutalement métamorphosé en club d’archéologie ni d’anthropologie. Tautavel est aussi un prestigieux terroir vinicole planté de Grenache, de Carignan, de Syrah, de Muscat, de Macabeu …

Il s’avère que ce soir nous découvrons le domaine Bonzoms, (j’espère que vous voudrez bien pardonner le mauvais jeu de mots du titre) situé dans les Pyrénées orientales. Ce terroir produit le vin rouge le mieux coté des vignobles du Languedoc Roussillon.

Marie Paule Bonzoms, oratrice très compétente, nous a présenté son domaine, travaillé en agriculture biologique ; les vendanges s’y font manuellement et il sera prochainement classé HVE : Haute Valeur Environnementale.

Nous avons goûté 8 vins : 4 vins rouges et 4 vins doux naturels donc mutés c’est-à-dire que l’on ajoute de l’alcool pour arrêter la fermentation ; le vin devient inaltérable ce pourquoi le procédé était utilisé dès le XIIIè siècle pour permettre le transport des vins.

Le premier vin s’appelait « Caractère » et il n’en manquait pas. Sur le fruit, légers arômes fruités, d’une couleur tirant sur le violet (à cause de la syrah), il est composé de 3 cépages, Grenache, Carignan et Syrah à raison d’un tiers chacun. Vin de longue garde élevé sur un terroir aride aux petits rendements. Elevage en cuves inox.

Le deuxième vin, « Excellence » portait très bien son nom. Provenant de vignes plus anciennes, les raisins sont cueillis à maturité puis élevés et vinifiés de manière très classique. Notes de fruits surmuris, griottes, de réglisse et de violette. Elevage boisé.

Le troisième vin « Héritage » est fait à partir de vignes de Carignan de plus de 80 ans. Notes très épicées, fruits à noyau. Vin très fin, très élégant. Le Carignan vieux élevé sur des terroirs arides est exceptionnel.

Le quatrième vin « Origine » est fait à partir de grains entiers, égrappage manuel, macération carbonique (on sature en gaz carbonique pour éviter le développement bactérien) puis macération traditionnelle. Beaucoup de fraîcheur.

Après une interruption permettant la tenue de l’assemblée générale de notre club, nous avons commencé la dégustation des vins mutés.

Tout d’abord, le « Tuilé », 15,5°, 80 g de sucre résiduel, fait de grenache noir vieilles vignes, vin doux naturel (VDN) traditionnel mais assez atypique car peu oxydé. Notes de fruits frais. Parfait pour l’apéritif ou le dessert mais aussi sur un magret au miel ou un fromage tel la tome catalane ou un vieux comté fermier.

Puis « Les Eclats », 15,5°, muté sur grains (on ajoute l’alcool sur les grains). Notes de cerises noires, de myrtille. Parfait sur le chocolat ou les fromages forts

Ensuite, vint « L’ambré », 15,5°, 100% Macabeu, vin blanc doré peu sucré, parfait sur foie gras ou roquefort. Même vinification qu’un Muscat : pressurage direct sans macération.

Enfin, « Le Muscat », 15,5°, composé de Muscat petits grains qui donne la vivacité  et de Muscat gros grains qui donne la fraîcheur. Notes d’abricot et de miel.

Ce soir, une dame de « Caractère » nous a présenté des vins « d’Excellence » et nous a offert avec largesse son « Héritage » « ambré » !

Domi.

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Domaine Bonzoms : 08.02.2016

Publié le 01 février 2017 par admin

Ce mois-ci je vous emmène dans le sud pour faire une dégustation du Domaine Bonzoms situé au 2, place de la République à TAUTAVEL 66720.

Ce domaine est géré par Marie-Paule BONZOMS. Il est présent depuis 1827 sur le terroir prestigieux de Tautavel. Les vins sont élaborés dans le respect des traditions avec le savoir-faire de plusieurs générations. Depuis 2009, le domaine est engagé en agriculture biologique. (Certification ECOCERT).

Le domaine se situe sur le terroir le plus au sud de la France, il bénéficie de la plus grande période d’ensoleillement dans l’année. L’exploitation se trouve à Tautavel, petit village d’arrière-pays où a été découvert le crâne de l’homme préhistorique le plus ancien d’Europe.

Il bénéficie d’un terroir particulièrement riche, composé essentiellement de terres argilo-calcaires, la majorité des vignes se trouvent sur les coteaux. Le domaine est de taille moyenne (35 ha) et il est travaillé de manière à préserver l’authenticité des vins, avec un mode de culture traditionnel et des méthodes respectueuses de l’environnement.

La production est entièrement cueillie à la main. Les parcelles sont labourées, au lieu d’être désherbée et il est pratiqué des méthodes de vinification traditionnelles.

Il est cultivé essentiellement 4 cépages : le carignan, cépage traditionnel catalan, la syrah, le grenache, et le fameux muscat, qui permet d’élaborer le muscat de Rivesaltes et le muscat sec. Il a été également planté plus récemment du chardonnay, qui permet d’élaborer le blanc sec. Il est cultivé aussi du cabernet pour des cuvées spéciales et du macabeu pour élaborer des vins doux naturels ambrés.

Nous dégusterons :
AOP Côtes du Roussillon Villages :
- Tautavel Caractère,
- Excellence,
- Héritage
- Origine

AOP Vin Doux Naturel :
- Tuilé,
- Eclat,
- Muscat de Rivesaltes
- Ambré

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Domaine de Montbuisson présenté par Monsieur Benoît FETTWEIS : 08.01.2014

Publié le 01 janvier 2014 par admin

8 janvier 2014
0 h 00 minau23 h 00 min
0 h 00 minau23 h 00 min

Nous allons faire un voyage dans le Languedoc ou nous sommes déjà aller mais jamais nous avons dégusté les Côtes de Thongue. Ces vins de cépage sont produits sous le label « IGP » Indication Géographique Protégée. Ils sont référencés par la revue Terre de Vins (Saveurs des Terroirs du Sud).

Le domaine est situé à proximité de Pézenas, ville de Molière, à 20 minutes des côtes méditerranéennes et à 40 minutes de Montpellier.

THEME : Domaine de Montbuisson présenté par Monsieur Benoît FETTWEIS

HORAIRE :

- 18 h 45 : accueil
- 19 h 15 : intervention du Président et vœux en ce début d’année
- 19 h 30 – 21 h dégustation

Nous dégusterons :

En Blanc :

  • Grains Blancs de 2011 (Grenache – Sauvignon)
  • Philippine de 2012 (100% Sauvignon barriques)
  • Ambre Satine blanc moelleux issu d’une vendange tardive avec une mutation par le froid exclusivement

En rouge :

  • Paraphé Cinsault de 2012 (100% Cinsault)
  • Bois des Bécasses de 2010 (Typé Cabernet Sauvignon) a eu la médaille de bronze des Grands
  • Grains Noirs de 2011 (Syrah – Alicante – Grenache) (deux étoiles au Guide Hachette en 2012)

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Domaine Alain Chabanon : 12.02.14

Publié le 06 décembre 2013 par admin

12 février 2014
19 h 00 minau21 h 00 min

En ce mercredi 12 février 2014, nous aurons l’immense honneur d’accueillir Monsieur Alain Chabanon pour une séance de dégustation comme nous les aimons.


Extrait du site www.alainchabanon.com :

Présentation du domaine :

 » De retour en Languedoc, ma terre natale, à la fin des années 80, je me porte acquéreur de mes premières parcelles de vigne entre Jonquières et Montpeyroux.

C’est ainsi que nait mon premier millésime en 1992.
Dès 1995, mon vin est mis en avant par le magazine Gault Millau et les ventes décollent vraiment, surtout à l’étranger…

Aujourd’hui la gamme des vins est bien établie et la croissance terminée.
17 ha à cultiver et une production moyenne annuelle de 50 000 bouteilles suffisent à mon bonheur ».

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Mas Amiel : 10.10.12

Publié le 01 octobre 2012 par admin

10 octobre 2012
18 h 45 minau20 h 45 min

Notre prochaine soirée vin se déroulera le 10 octobre 2012.  Nous recevrons Olivier Decelle du remarquable Mas Amiel.

Il y a près de deux siècles, le Mas Amiel d’appelait Domaine des Goudous, ne comptait qu’une dizaine d’hectares de vignes sur les 80 hectares du Domaine et appartenait à Monseigneur l’Evêque de Perpignan. Ce dernier le perdit au jeu à l’issue d’une partie l’opposant à un ingénieur des Ponts et Chaussées, Raymond Etienne Amiel. En 1910 le Domaine, qui avait été hypothéqué par Mr Amiel, passe aux mains de la famille Dupuy. Et le restera jusqu’en 1999, date à laquelle Olivier DECELLE devient le nouvel acquéreur, suite à la disparition de Charles Dupuy. Passioné de vins il entreprend de développer le Mas Amiel en assurant sa notoriété tant en France qu’à l’étranger.

Aujourd’hui, le Domaine s’étend sur environ 160 hectares de vignes, plantées ) 90% de grenache noir. Les ceps, âgés de 40 à 50 ans, fournissent un jus concentré dont le rendement atteint tout juste 23 hl/hectare. Protégé au nord par la chaîne des Corbières et au sud par les premiers contreforts escarpés des Pyrénées, le Mas Amiel est situé à proximité de la localité de Maury sur laquelle veille Quéribus, ancienne citadelle cathare.
Plus d’informations techniquesAu niveau de la viticulture, l’exploitation est menée de manière traditionnelle. La taille se déroule de novembre à mars. On la pratique en gobelet, afin de protéger les grappes des chaleurs de l’été et de la tramontane. Généralement les vendanges débutent dès les premiers jours d’octobre pour se terminer une vingtaine de jours plus tard. Les raisins doivent titrer un minimum de 14° sur souche. Après sélection, ils sont égrappés, foulés et vinifiés. L’objectif du domaine est d’arriver progressivement à des méthodes de culture qui respectent l’environnement. Cette politique volontariste passe par un ensemble d’actions concrètes : abandon du désherbage chimique, lutte raisonnée contre les parasites de la vigne, optimisation de la pulvérisation, retour progressif à une fertilisation purement organique. La ligne de conduite du domaine est donc celle d’une viticulture raisonnée et raisonnable où le respect des équilibres écologiques concilie les impératifs économiques. Préserver l’authenticité de notre terroir, maintenir la diversité biologique de son écosystème où il est courant de croiser lièvres, perdreaux et loriots, dans une recherche constante de production de raisins de très haute qualité sont nos préoccupations premières pour vous offrir de grands vins.

Parmi ces grands vins, la notoriété du domaine Mas Amiel repose principalement sur celle des Vins Doux Naturels . Leur élaboration se caractérise par l’opération de mutage qui consiste à ajouter de l’alcool de fermentation. Cette adjonction (5 à 10% du volume du moût mis en oeuvre) annihile l’action des levurs, entraînant l’arrêt de la fermentation ce qui permet au vin de garder une partie des sucres du raisin. On utilise de l’alcool éthylique neutre d’origine vinique environ 96°.
Pour environ 3/4 de la récolte, le vin après mutage reste 8 mois en cave de vinification, puis séjournera à l’extérieur dans les bonbonnes de verre pendant un an, avant de vieillir en foudre de chêne de 5 à 14 ans. Le quart restant de la récolte sera mis en bouteilles l’hiver suivant la vendange, puis vendu en cuvée vintage.

Extrait: http://www.vigneron-independant.com

Vous dégusterons  au club ce mercredi 10 octobre 2012 :

  • Altaïr 2010
  • Vol de Nuit 2010
  • Carerades 2010
  • Vintage Charles Dupuy
  • Vintage Réserve
  • Millésime 1969
  • Millésime 1980

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Château de l’Engarran : 12.09.12

Publié le 27 juillet 2012 par admin

12 septembre 2012
18 h 45 minau20 h 45 min
L’histoire du Château de l’Engarran démarre en 1632, celle de son château – Folie du XVIII ème classée Monument Historique – et celle également de son vignoble.
Acquis par la famille Bertrand / Grill en 1923, l’Engarran est avant tout une passion familiale. Exprimer le meilleur de leur terroir de cailloux roulés à travers leurs vins est
leur bataille depuis 1923.1978 fut l’année de la première mise en bouteille à la propriété et de la première médaille d’or au Concours Général Agricole de Paris. Elle marque le début d’une longue
histoire…
Géré par des femmes depuis 3 générations, c’est aujourd’hui deux sœurs qui sont aux commandes: Diane Losfelt à la production et Constance Rérolle pour la promotion et la
commercialisation. Parce qu’elles essaient de puiser au mieux ce qu’offrent la terre et l’environnement, elles se sont engagées dans une démarche durable, à la fois en viticulture et en vinification, et
sont qualifiées en Agriculture Raisonnée (ASCERT, Terra Vitis) depuis 2004.
On parle souvent des dames de l’Engarran à la tête de cette propriété. Elles ont la passion des femmes du sud, la fougue, et leurs vins sont leurs enfants.
Elles aiment les vins qui ont une âme et une identité, leurs ambassadeurs parlent d’élégance, tant mieux !
Ci-apres la liste des vins que nous degusterons au club ce mercredi 12 septembre 2012 :
LES BLANCS ET ROSES
  • Château de l’Engarran Rosé 2011
  • Domaine de l’Engarran Lionne blanc 2011
  • Domaine de l’Engarran Adélys 2010
LES ROUGES
  • Domaine de l’Engarran Lionne Rouge 2010
  • Château de l’Engarran Tradition 2009
  • Château de l’Engarran Grenat Majeur 2009
  • Château de l’Engarran Quetton Saint Georges 2008
  • Château de l’Engarran Quetton Saint Georges 2009
  • Caprice de l’Engarran 2008

Cette dégustation étant la dégustation de la rentrée pour le programme 2012/2013, un buffet sera servi à l’issu, 10 euros pour les adhérents et 20 euros pour les invites.

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Domaine Olivier Pithon : 12.10.11

Publié le 20 septembre 2011 par admin

12 octobre 2011
18 h 45 minau20 h 45 min

DOMAINE OLIVIER PITHON

Olivier Pithon, le frère de Jo Pithon (Anjou- côteaux du layon), fait partie des meilleurs vignerons de la région de Calce, fief du renouveau du Roussillon, dans la lignée de Gérard Gauby.

En moins de dix ans, Olivier Pithon s’est imposé parmi les domaines de référence de la région. Il incarne, avec d’autres, la nouvelle génération de ce vignoble. Dans le plus grand respect des terroirs et des cépages autochtones, il produit des vins authentiques et droits, inspirés du style de Gérard Gauby, en suivant une viticulture « bio ». Sans tomber dans les travers de la lourdeur et de la surconcentration, les vins se distinguent par leur droiture et leur expression de terroir.

Les vins :

  • la cuvée Laïs 2006 (nom emprunté à la vache du domaine !) tient son rang malgré des notes réductrices assez marquées, dans un style grillé en attaque, mais avec une approche très minérale en finale (terroir de schistes).
  • On trouve plus de fruit, avec davantage de gras et d’ampleur en bouche, dans la cuvée D18 2005, élevée au moins 12 mois en cuves de bois. On est dans un registre très différent de celui de la cuvée Laïs. Son évolution lui fait gagner en grâce et en fraîcheur.
  • En rouge, Le Coulée 2005 demande beaucoup d’air pour s’épanouir, mais il ne manque pas de fond ni d’intensité dans les tanins, à boire dans sa jeunesse.
  • Le Saturne 2005 (du nom de celui qui a planté les vignes) est également marqué par la réduction. Mais cela reste un assemblage authentique de carignan, de grenache et d’une pointe de syrah, très sudiste.
  • Le Pilou 2006, 100 % vieux carignan issu de terroirs de schistes et de calcaire, se montre équilibré, avec de la fraîcheur, et d’une grande finesse en bouche. On est à l’opposé des vins de très grande maturité, tout en concentration, pour rester dans un registre équilibré et élégant.

A noter que le domaine ne produit plus les cuvées Saturne et La Coulée.

extrait de « la revue des vins de france » et « gaultmillau ».

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Domaine d’Aupilhac (Montpeyroux) : 11.05.11

Publié le 22 avril 2011 par admin

11 mai 2011
18 h 45 minau20 h 45 min
Le vignoble: Situation et conduite du terroir :
Le Domaine d’AUPILHAC se situe à Montpeyroux à 36 Km au nord-ouest de Montpellier. La cave, qui se trouve au cœur du village, a été créée en 1989 dans la maison familialequi cultive la vigne depuis plus de 5 générations.
Une partie des vignes se répartit en « terrasses » exposée au Sud-Ouest sur le lieu- dit appelé « Aupilhac ». Le Mourvédre et le Carignan en sont les cépages principaux complétés par la Syrah, le Grenache et le Cinsault.
L’autre terroir se trouve sur le site « Les Cocalières » à trois cent cinquante mètres d’altitude exposée au nord ouest. La Syrah y est dominante complétée par le Mourvédre et le Grenache . La partie la plus orientée au Nord accueille quatre cépages blancs de l’appellation Coteaux du Languedoc qui sont la Roussanne, la Marsanne, le Grenache blanc et le Rolle (Vermentino).
Les labours réguliers font descendre les racines afin d’atteindre la fraîcheur du sous-sol (le terroir). Ils facilitent ainsi la résistance de la vigne aux éventuelles sécheresses estivales. Le respect du sol avec la préservation de son équilibre est notre priorité.
La vendange est manuelle. La maturité de la peau est très importante pour une extraction facilitée des arômes et de la couleur ainsi que l’obtention de tanins soyeux. Sur les jeunes vignes nous pratiquons les vendanges vertes pour éviter à la vigne de souffrir de la chaleur et donc favoriser l’enracinement.
Les levures indigènes (du terroir) font fermenter naturellement les raisins. L’élevage s’effectue en foudres et barriques dans notre chai enterré. Nous faisons nous même nos mises en bouteilles au Domaine sans filtration.

a suivre…

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Domaine Puech Auger : Le vin, par Lucien AUGER

Publié le 21 mars 2011 par admin

Eté 2004 : Le vin, par Lucien AUGER

 

Pour apprendre et pour rêver…

Le vin est mythique, essayons d’examiner les aspects de ce mythe.

La vigne est une « alchimie secrète qui s’empare des moindres richesses du terroir pour en composer l’elixir sans pareil qu’est le vin ».

A ce stade cependant le vinifera est une plante donnant un fruit souvent acidulé, agréable certes, mais sans transcendance.

Et l’Homme va conduire cette plante vers un destin prestigieux. Il va sélectionner d’abord, adapter les variétés obtenues aux différents terroirs, cultiver, engraisser la terre, conduire la vigne, puis récolter, extraire le jus, le laisser fermenter, l’élever comme un enfant en l’enfermant dans le bois.

Et puis un jour il goûtera cette ambroisie avec d’autres hommes et femmes et il en parlera avec des mots de poète pour célébrer le travail de l’homme.

Le vin a toujours été à travers les traditions, un symbole et un outil de connaissance. Sa couleur le fait associer au sang.

En hébreu les caractères désignant le vin : YAIM et le mystère : SAD, ont la même valeur numérique : 70, qui représente l’universalité.

A noter que l’ancien testament cite le vin 450 fois.

En Egypte HATHOR , la douce et maternelle déesse, était aussi la frénétique maîtresse du vin et de l’ivresse.

Plus tard, PLATON expliquera : « selon des préjugés vulgaires, le vin aurait été donné aux hommes par un effet de vengeance de DIONYSOS pour troubler leur raison. Mais au contraire, le vin a des vertus comme celles d’inspirer la pudeur de l’âme et de donner la santé et la force du corps ».

Même les soufistes musulmans déclarent que : « le vin est symbole de la science des états spirituels ».

Note discordante qui préfigure peut-être l’intransigeance future de l’Islam contre l’alcool c’est le grand poète ABU-NUWAS du 8e siècle qui affirme que : « le vin est un mélange de sang et de larmes ».

Il faut dire que ce personnage, jouisseur et homosexuel ou plus exactement bisexuel, a du souffrir vraisemblablement d’un alcoolisme avancé.

- 2 –

Beaucoup plus optimiste pour ne pas dire dithyrambique, le pape URBAIN V et son compère PETRARQUE s’accordaient à dire que : « qui boit bon vin, voit Dieu ».

Enfin, plus près de nous, le grave géologue chimiste Louis PASTEUR n’hésitait pas à affirmer que : « Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres ».

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Parfois, dans la chaleur et le bonheur d’être avec leurs congénères, certains se laisseront aller jusqu’à l’ivresse. Et la, se vérifiera à coup sûr, l’adage latin : « IN VINO VERITAS ».
Tel laissera apparaître sa vision optimiste de la vie en riant, en plaisantant, en faisant preuve d’une sociabilité que la vie conventionnelle empêche souvent d’exprimer.
Tel autre se refermera, bougon, émettant des avis qu’il n’ose pas exprimer dans la vie courante. Cela pourra aller jusqu’aux pleurs sur les malheurs de l’humanité.
Tel autre enfin exprimera une agressivité qu’il n’a pas le courage ou la force d’extérioriser dans la vie normale.
Entre ceux là tous les cas de figurent existe et l’homme apparaît tel qu’il est réellement, derrière son masque culturel et social.
On peut le dire et le répéter IN VINO VERITAS, la vérité est dans le vin.

Il convient de garder juste mesure dans la consommation de ce liquide communiel qui peut cependant nous entraîner dans trois états :
- l’euphorie : c’est le degré à atteindre et à ne pas dépasser
- l’ivresse : attention ! IN VINO VERITAS.
- l’égarement qui ramène à l’état bestial.

Mais un proverbe chinois dit : « que le vin n’enivre pas c’est l’homme qui s’enivre, l’homme est faible.

Parler du vin sans évoquer DIONYSOS serait un oubli impardonnable.
Ceux qui ont approché la mythologie grecque ont eu sans doute l’impression qu’il s’agit de mythes incompréhensibles, voisin de l’élucubration. Il semble suffire de ramener ces « élucubrations » au plan de la psychologie, pour en apprécier le sens.

Voici, en très raccourci, le mythe de DIONYSOS :
« ZEUS était plein d’ardeur et quatre divinités de l’Olympe furent enceintes de ses œuvres. Ainsi naquit HERMES, qui s’accoupla avec une déesse qui avait différents noms. Nous ne retiendrons que celui se référant à son dernier aspect celui de la vigne : c’est LETHE, l’oubli en grec.

- 3 -

ZEUS eut aussi une aventure avec LETHE, sa bru.

HERA son épouse prise de jalousie sema la zizanie et finalement ZEUS a qui LETHE refusa sa couche foudroya cette dernière.
Mais HERMES sauva son fils DIONYSOS qui n’était encore qu’un fœtus de 6 mois ; il le cousu dans la cuisse de ZEUS afin qu’il soit porté encore trois mois.
C’est pourquoi DIONYSOS est appelé « deux fois né » ou « fils de la double porte ».
C’est de là que vient l’expression « Né de la cuisse de JUPITER » JUPITER étant le nom latin du Dieu grec ZEUS.

Plus tard sur l’ordre d’HERA, les titans s’emparèrent de DIONYSOS, le tuèrent et le découpèrent en petits morceaux. Sa grand’mère RHEA le reconstitua et il revint à la vie. C’est le mythe universel de la résurrection (OSIRIS). Ressuscité, il parcourut le monde accompagné de son précepteur SILENE et d’une armée de satyres et de ménades déchaînés. Il s’embarqua pour l’ Egypte et y apporta la vigne. Ensuite il se tourna vers l’Orient et se rendit en Inde. Il conquit le pays tout entier auquel il enseigna l’art de la viticulture. Il dota ces régions de lois et fonda de grandes villes.

Au retour il passa par la Phrygie puis il envahit la Thrace où il combattit LYCURGUE.

Enfin il rentra dans sa Béotie bien aimée et c’est à Naxos qu’il rencontra la charmante ARIANE que THESEE avait abandonnée. Mais ceci est une autre belle histoire.

Je vous ai épargné de multiples rebondissements et détails qui auraient alourdi considérablement ce texte.

En fait ce récit recouvre l’histoire de la naissance du culte de la vigne et du vin et son expansion à travers le monde connu de l’époque qui s’abreuvait, jusque là de bière et d’hydromel.

Il raconte la diffusion de la culture de la vigne, du nord de l’Asie Mineure (actuelle Turquie) vers la Crête puis sa diffusion à partir de Pharos, petite île du delta du Nil et qui était le plus grand port connu à l’âge de Bronze. Venaient s’y relâcher les Grecs, les Crétois, les Egéens des îles, les habitants d’Asie Mineure, de Palestine , de Phénicie.

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Et puisque nous sommes chez les Grecs, il est curieux que ce que nous traduisons par « banquet » (voir le Banquet de Platon) s’appelait SYMPOSION qui signifie exactement « assemblée de buveurs ». Ce mot a donné notre moderne et latinisant

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SYMPOSIUM qui désigne les rassemblements de plus ou moins jeunes cadres dynamiques, spécialistes de la coupe des cheveux en quatre.

C’est d’ailleurs au cours de ces symposions que les participants « refaisaient le monde ». On peut dire, sans exagération que c’est là et avec le vin qu’est née la philosophie (pouvant être traduit par amie de la sagesse : philos et sophia). Autres mots grecs significatifs : les agapes de AGAPE : amitié, amour et aussi libation : action de verser…du vin.

Enfin, enthousiasmos à traduire par ivresse et para siton, celui qui s’assit à côté et qui a donné parasite.

En oenologie et oenophilie on exprime souvent la quintessence (que l’on peut traduire par « sensible par les cinq sens »). Le vin en effet est une quintessence.

- l’ouie : c’est l’écoute du langage poétique et disons le dythyrambique sur le vin.

- la vue : bien sûr l’aspect du vin est important, ; son intensité de couleur, sa limpidité, son éclat quant à la couleur. Et ce sont des mots bien poétiques qui sont utilisés : rubis, grenat, or, or vert, bronze, acajou, pelure d’oignon, pourpre tuilé, carmin, clairet, tuilé.

- le toucher : l’on ne touche pas le vin mais ont le bois dans du verre, matériau magique dur et fragile, la beauté du verre doit compléter la beauté du vin.

- l’odorat : fort important puisqu’il va permettre de détecter les milles et une senteurs que peuvent révéler les vins. Le nez peut être fruité, soufré, minéral, empyreumatique, floral, etc…

J’ai relevé dans le dictionnaire des vins 155 « nez ».
Il en est de très jolis : bergamote, cédrat, jasmin, magnolia, fleur de pêcher, santal, acacia.
De très significatif « sur le fruit », « sur leur fraîcheur ».
Quelque uns forts étonnants : bonbon anglais, queue de renard, varech, ébonite.
Et aussi certains qui sont franchement désagréables : pipi de chat, sueur, suif, suint, créosote, faisandé.

- le goût : c’est bien entendu, le sens le plus sollicité. Et que l’on va retrouver, lors de la dégustation, ce même langage poétique qui va tenter de sublimer les sensations. L’on peut dire que le vocabulaire devient incantatoire.

Ainsi d’un vin bien fait et arrivé à maturité l’on dira « qu’il fait la queue de paon »

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Pour terminer, qu’en est-il de l’histoire du vin en France ?

Ce sont les Grecs phocéens de Massalia, aujourd’hui Marseille, qui apportèrent sur le sol gaulois le premier pied de vigne cultivé, précisément sur les coteaux de la Palette près d’Aix en Provence.

Et là va se produire une rencontre qui a peut-être déterminé la future primauté des vins français : le tonneau, inventé par les Gaulois pour y stocker leur bière. Auparavant les Grecs conservaient leur vin dans des amphores étanchées par de la résine ce qui donnait un fort goût. Ce goût pour la résine s’est maintenu jusqu’à nos jours puis les Grecs modernes continuent de boire le vin résiné (RETSINA).

Mais ce sont les moines patients, scrupuleux, méthodiques qui, après les grandes invasions du Ve au VIIIe siècles se montreront de véritables maîtres de chai. Là dans les monastères les moines n’ont que faire du temps qui passe, qui n’est qu’un instant d’éternité. On peut dire que la contribution des moines dans ce secteur comme dans ceux du défrichement, de l’assèchement des marais, de l’irrigation sont parmi les plus grands services rendus à la civilisation occidentale.
Pour ne citer qu’un chiffre, on compte aujourd’hui 109 crus en France redevables aux ordres.

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Pour terminer ce petit voyage mythico-oenologique, savourez ces quelques vers de Charles BAUDELAIRE.

Aujourd’hui l’espace est splendide
Partons à cheval sur le vin
Sans mors, sans éperon, sans bride
Pour un ciel féerique et divin

Charles Baudelaire
« le vin des amants »

Lucien AUGER

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Mas Jullien : 12.10.2005

Publié le 21 mars 2011 par admin

12 octobre 2005
18 h 45 minau20 h 45 min

MAS JULLIEN

 

Par Eric DUGARDIN …

 

DEGUSTATION DU MERCREDI 12 OCTOBRE 2005 Vignes de LEO

Mas jullien – Côteaux du Languedoc

1998 : Robe intense, sombre, légère, évolution, belle profondeur.Nez superbe, élégant, superbement aromatique et enveloppant : épices, conifères, muscade avec belle fraîcheur pointée .Bouche souple et suave, vineuse et progressivement tannique avec affirmation de la franchise et corpulence en fin de bouche. Du bouquet : sève, épices, réglisse ! Le vin se structure et se renforce sur quelques minutes avec une affirmation des tannins dans leur solidité. ( L’ élévage en fût s’est fait jusqu’en 93, de 94 à 98 sans fûts. Avant 2000 50% syrah, descendu à 20 %).

1999 : Robe cerise sombre, disque pivoine et légèrement évolué. Nez intense, profond, relevé mais à dominante fruits noirs et conifères dans le même équilibre. Les nuances sont complexes avec tendance à se refermer (chêne, cèdre, épices, peaux fruits rôtis ….).Bouche assez austère, de structure ou, équilibre aujourd’hui assez dissocié. La texture est minérale, la franchise est percutante. Le corps est relevé. Ce vins est goûteux. Au nez il évolue : c’est une boîte à cigare, « contenant un saucisson sec, du chocolat amer, des olives noires et un bouquet garni (thym, laurier ficelés)».

2000 : Robe cerise, disque pivoine, bonne profondeur .Nez très réservé, pourtant d’une enveloppe aromatique poussive et capable de profondeur. Bouquet rôti-grillé, pointe de « réduit *» sur fond rocailleux avec impression de sylex ou schiste brûlant. Evolution puissante malgré la retenue, vin sauvage ! Bouche en tendresse de texture, presque délicate par ses tanins qui s’avèrent concentrés, serrés, lisses. L’astringence cache la réalité de l’équilibre. Des éléments volatils au nez et en bouche lui confère un peu de folie à attribuer au millésime ou aux risques pris par le vigneron. Millésime démoniaque ?

2001 : Robe profonde, violine avec un léger flou. Nez comparable aux précédents. Réservé, complexe et profond avec la pointe d’acidité perturbante. Bouche profilée comme le 2000 avec une qualité de tanin comparable et impressionnante. Elégance, raffinement de ces tanins indissociable du liquide….divin. Saveurs et bouquet mariés de fruits des bois/épices/conifères. Exceptionnel !

2002 : Robe cerise sombre, profondeur moins importante. Nez sur la gourmandise intense sur fond rôti/minéral avec de la retenue aussi et surtout de la puissance. Bouche vive, extrêmement concentrée, dense et plus épaisse par ses tanins. Colonne vertébrale importante avec plus de velours et de rondeur. Millésime éloigné des intempéries de l’année.

2003 : Etats d’âmes (brut de terroir, ne se souciant pas de l’assemblage) 1er millésimes en 90. Robe lumineuse, cerise sombre. Nez de « jus de raisins » avec des effluves volatiles, de constitution prenante et assez folle dans la présentation plutôt dissociée. On perçoit le jus de fruit, le bonbon acidulé, les effluves d’olives à cœur et le terroir en profondeur. Déroutant ! Bouche de texture très fine et serrée, rattrapée par des tanins enveloppants et « engourdissants », d’une franchise insolente. Le vin est ici le Maître ou … Mistral ! Le dégustateur devra s’adapter.

2002 Blanc VDP de l’Hérault Robe lumineuse, cristalline, jaune. Nez fin, arômatique, gourmand sur le sucre d’orge, fruits secs et fruits à noyau. Evolution lente mais corpulente (à carafer).Bouche franche, vive, suave et de type sec, corps plus effacé et de bouche réservée. La consistance est dense sur la réserve avec du gras, de la fermeté… à suivre !

2000 Blanc VDP de l’Hérault. Nez étonnant à dominante minérale, noisette grillée, beurre fondu, fraîcheur étonnante et complexité confite et apparente suave, superbement gourmande et prolongée avec de délicieux amers en fin de bouche. Structuré comme un vin rouge avec un équilibre superbe, une minéralité équilibrante. Grand plaisir. Assemblage de Carignan blanc, grenache, viognier, Roussanne, Clairette, Petit Manseng. Sols calcaires et cailloutis, galets roulés et argilo-siliceux. Exposition Est. 

Eric Dugardin Sommelier Conseil

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