Archive | Vallée du rhône

Tags:

Le Côte du Rhône, ce mercredi 14 Janvier 2015

Publié le 14 janvier 2015 par admin

« Lâchez nous la grappe ! On s’occupe du raisin ». Voilà l’une des maximes qui figurent sur le blog d’Arnaud Guichard, vigneron indépendant, propriétaire du domaine « de la Guicharde » (non, rien à voir avec son nom de famille. C’est un hasard, nous a-t-il dit).

Le domaine s’étend sur 40 ha en partie sur le massif d’Uchaux, dans le Haut Vaucluse : point de repère, la forteresse de Mornas que l’on peut apercevoir depuis l’autoroute. Ce massif collinaire s’est érodé pendant 4 millions d’années. « Ce terroir plus vieux que celui de Châteauneuf du pape » fait la fierté de son propriétaire : il nous en avait rapporté un échantillon en bocal !

Adepte de la biodynamie, Arnaud Guichard y a planté Grenache noir, Syrah, Viognier, Roussanne, Marsanne et Grenache blanc ainsi qu’une oliveraie qui ne tardera pas à donner une huile d’olive prometteuse.

Il s’agit pourtant d’un terroir pauvre qui produit peu : 10 à 25 hl/ha pour 28hl/ha en moyenne dans les Côtes du Rhône. Il produit des vins « de plaisir, chaleureux, concentrés ».

Nous avons goûté 5 rouges et un blanc et contrairement à ce qui se fait généralement  Arnaud Guichard a souhaité que nous commencions par les rouges.

Tout d’abord, « Les Côtes du Rhône l’Unique » 2013, vin de «  barbecue » à dominante Grenache.

Puis « la Cuvée Léon » 2012, 40% Syrah et 60% Grenache. Ce vin, gardé 15 mois en cuve avant la mise en bouteilles, « sent le terroir », la silice et fleure bon le fruit.

Ensuite « la Cuvée Genest » 2011 et 2012, cultivée sur les Monts d’Uchaux. Ce vin de 2011 à dominante grenache a été médaillé d’argent et va vite évoluer. Il est fait à partir de vieilles vignes : lorsqu’elles sont renouvelées pour partie, le raisin n’est incorporé qu’après plus de 10 ans. Le 2012, très bon, était plus minéral ; le 2012 plus alcoolisé.

Enfin, dernier rouge, « la Cuvée Petites mains » 2012, 100% Grenache, produit d’une vigne cultivée en plein nord. Il reste en fermentation pendant 1an ½ et passe pendant 1 mois en barrique vieille.

Pour terminer, nous avons goûté un vin blanc, très particulier, fruité et bien agréable, à fort goût de réglisse et de fenouil, composé à 50% de Viognier, 30% de Grenache et 20% de Marsanne.

La soirée a été appréciée par les 35 membres présents qui ont posé moult questions auxquelles notre aimable vigneron a répondu volontiers, avec compétence et amabilité.

Domi

Commentaire (0)

Domaine de la Guicharde : 14.01.2015

Publié le 22 décembre 2014 par admin

14 janvier 2015
19 h 00 minau21 h 00 min

Nous dégusterons les vins du Domaine de la Guicharde qui est un domaine, logé en plein cœur du massif d’Uchaux dans le Haut Vaucluse au printemps 1988.

Le domaine comporte 40 hectares de vignes plantées de grenache noir, syrah, Viognier, Roussanne, Marsanne et grenache blanc, 1 oliveraie qui ne devrait pas tarder à donner une huile d’olive prometteuse et une vingtaine d’hectares de bois et garrigues.

Quelques mois ou quelques années après les vendanges, si la nature, la météo et le millésime consentent à se pencher avec bienveillance sur leurs berceaux, sortent de leurs chais deux vins blancs et cinq vins rouges.

Le domaine se trouve depuis la première année dans la revue Bettane 2015 avec deux étoiles.

La présentation sera assurée par Arnaud Guichard, vigneron indépendant et nous dégusterons :

  • Côtes du Rhône blanc Autour de la Chapelle
  • Côtes du Rhône l’Unique 2013
  • Côtes du Rhône cuvée Léon 2012
  • Massif d’Uchaux Côtes du Rhône Village rouge cuvée Genest 2011
  • Massif d’Uchaux Côte du Rhône Village rouge cuvée Genest 2012
  • Cuvée Petites Mains Côtes du Rhône Grenache 2012

Très cordialement.

Votre Président

Commentaire (0)

Tags:

Le Rhône, une vallée à double versant : 05.03.2014

Publié le 03 mars 2014 par admin

5 mars 2014
19 h 00 minau22 h 00 min

Héritière d’une longue histoire, d’un riche patrimoine, la vallée du Rhône est aussi l’un des vignobles dont l’évolution et la croissance est des plus dynamique de France.

Alors, tradition ou modernité ? Les deux bien sûr !
Ainsi et à notre tour, nous « cultiverons » une certaine forme de… dualité: influences volcaniques et méditerranéennes, cuvées mono-cépages ou d’assemblages, finesse et/ou volupté…
Bref, « côtes » du Rhône septentrionales contres méridionales, une dégustation qui joue des coudes!

En ce 5 mars 2014 nous allons vous organiser une visite guidée de la vallée du Rhône.

Nous passerons par la commune de Chavanay située au sud de Condrieu, pour déguster une cuvée « Viognier, Les vignes d’à côté » en 2012 d’Yves Cuilleron. Son grand-père a fondé le domaine en 1920.

« Depuis toujours, j’aime la dégustation et la gastronomie.

Le vin fait partie de mon histoire familiale depuis trois générations. Le domaine ne m’était pas destiné mais la passion m’a ramené à mes racines de vigneron et en 1987, j’ai repris le domaine familial. »

Les vignes sont enherbées pour lutter contre l’érosion. Sans insecticide ni pesticide, le nombre de traitements est restreint en fonction de la météo, l’apport d’engrais très faible est exclusivement organique, respect de l’équilibre des sols et de la plante.

Pour le deuxième blanc nous passons par Tavel dans le Château D’Aquéria qui produit du Tavel, du Lirac Rouge, du Lirac Blanc et du Côtes du Rhône Rouge. Au Château d’Aqueria la culture raisonnée n’est pas une résolution récente, ni un effet de mode, c’est notre identité.

Nous dégusterons un Lirac blanc de 2012.

Nous irons à Pont de l’Isère situé sur la nationale 7 visiter le domaine de Laurent Combier. Le domaine remonte en 1936, fondé à l’époque par le grand-père de Laurent.

Des années de pratique et d’observation ont enrichi un savoir-faire. La réflexion globale part toujours de la Syrah car ce cépage réducteur a besoin de temps pour s’épanouir.

Nous dégusterons un Crozes-Hermitage de 2012. Nous verrons comment il arrive à dompter le cépage « Syrah »

Nous allons nous diriger vers la commune de Courthézon qui se situe au sud de la ville d’Orange et au nord de la ville de Châteauneuf en nous rendant dans le domaine Le Clos du Caillou.

Il est composé de 44 ha en appellation Côtes du Rhône, et de 9 ha en appellation Châteauneuf du Pape. Anciennement Réserve de Chasse, le propriétaire en 1936 refusa de faire visiter son domaine aux experts chargés de la délimitation de l’appellation Châteauneuf du Pape. De ce fait, le Clos n’a pas été retenu dans la délimitation, et aujourd’hui, le Clos du caillou demeure une enclave dans l’appellation Châteauneuf du Pape.

De ce domaine nous dégusterons un Côtes-du-Rhône, cuvée « Nature » en 2012 et un Châteauneuf-du-Pape, cuvée « Les Safres » en 2011.

Notre promenade nous mènera à Ampuis dans le domaine de Jean-Michel GERIN. La famille GERIN est implantée au cœur du vignoble de Côte-Rôtie, depuis 6 générations. Ce vignoble situé à 30km au sud de Lyon.

Nous allons déguster un Côte-Rôtie, la cuvée « Champin le Seigneur » en 2011. Cette cuvée est un assemblage de différents terroirs de Côte-Rôtie, avec une majorité de parcelles venant du Nord de l’appellation.

L’influence du climat méditerranéen et continental donne des vins tanniques, puissants, mais aussi soyeux et élégants. Le cépage roi « la Syrah » est parfois mélangé avec le Viognier pour apporter plus de finesse aux vins.

Pour nous accompagner dans cette visite nous aurons comme guide Valentin MICHALOWSKI qui depuis 7 ans travaille dans le commerce du vin pour le compte de caves, épiceries gastronomiques et autres … toutes spécialisées dans l’univers des vins et des spiritueux. De retour dans notre région il est désormais Caviste-conseil pour Les Vins Gourmands sur Lille, Lens et Valenciennes.

Commentaire (0)

Tags:

Domaine de la Mordorée : 14.03.12

Publié le 09 février 2012 par admin

14 mars 2012
19 h 00 minau21 h 00 min
Le domaine de la Mordorée fait partie des 155 meilleurs domaines au monde pour Robert Parker (The World’s Greatest Wine Estates). Ce n’est pas un hasard. Amoureux de leur terre gardoise, Francis Delorme et son fils, Christophe, créent la Mordorée en 1986. Ecologistes dans l’âme, ils s’imposent dès le départ des règles très strictes concernant la conduite de leur 55 hectares de vignoble répartis sur trois appellations de la Vallée du Rhône :Lirac, Châteauneuf-du-Pape et Tavel. Un seul credo : rester naturel quitte à laisser quelques oiseaux nicher dans les souches des vignes.
La réussite de ses vins, millésime après millésime, confirme que ses choix sont les bons. Car si dès 1989 – le premier millésime – les vins étaient intéressants, 15 ans plus tard ils sont magnifiques, denses et pleins. En ce sens, son Châteauneuf-du-Pape « la Reine des bois » (il s’agit de la bécasse qui fascine Christophe et dont la Mordorée est le nom poétique), dans un style moderne, s’impose régulièrement comme l’un des meilleurs.
Précisons que le domaine vient également d’acquérir quelques dizaines d’ares en Condrieu et que Christophe en jubile déjà. Nous l’attendons avec impatience..

Commentaires (3)

Tags:

Domaine de la Janasse : 09.02.11

Publié le 21 avril 2011 par admin

9 février 2011
18 h 45 minau20 h 45 min

Domaine de la Janasse (Châteauneuf-du-Pape) présenté par Christophe SABON

Cette grande propriété, depuis des générations dans la famille Sabon, a beaucoup progressé depuis une décennie.
Les vins sont puissants mais ne manquent pas de finesse. Nous allons retrouver les cépages Grenache, Roussanne, Clairette, Mourvèdre, Carignan avec les vins suivants :
Blancs : Côte du Rhône 2010 et Châteuneuf-du-Pape 2002
Rouges :
- CDR 2009 et cuvée Argile 2008
- Châteauneuf-du-Pape 2008 ; vieilles vignes 2008, cuvée Chaupin 2009 et magnum 2000
Nous terminerons par « les raisins perdus –vendanges tardives » 2002 en vin de pays.

Commentaire (0)

Tags:

Domaine Georges Vernay : 12.05.10

Publié le 21 avril 2011 par admin

12 mai 2010
18 h 45 minau20 h 45 min

Domaine Georges Vernay, la quintessence du cépage Viognier à Condrieu.
Présenté par Christine Vernay et Paul Amsellem

Le domaine Georges VERNAY a toujours signé ses Condrieu par un style unique : finesse, élégance et harmonie. Leurs Côte Rôtie ne sont pas en reste.
Nous dégusterons les flacons suivants :
Viognier « Le Pied de Samson », Condrieu « Les Terrasses  de L’Empire », Condrieu « Les Chaillées de L’Enfer, Condrieu « Coteau de Vernon » ; Côte Rôtie et Côte Rôtie « Maison Rouge ».
Domaine Georges
VernayPionnier du renouveau de l’appellation Condrieu, le domaine Georges Vernay a toujours signé ses vins par un style unique
:finesse, élégance, harmonie.Trois générations ont marqué la philosophie du domaine et ont perpétué des rites séculaires dans le plus
pur respect de la vigne et des hommes.Le Domaine Georges Vernay se situe au coeur des coteaux pentus du nord de la Vallée du Rhône. La
propriété est devenue un emblème majeur de l’histoire de la viticulture de la vallée du Rhône depuis le sauvetage de l’appellation Condrieu par Georges Vernay jusqu’à la reconnaissance internationale des côte-rotie vinifiées par Christine Vernay.
Christine Vernay et Paul AmsellemChristine Vernay, avec l’aide de son mari Paul Amsellem, poursuit l’œuvre de son père, Georges Vernay, célèbre et talentueux vigneron de l’appellation Condrieu.

Chaque cuvée reflète avec précision la richesse et la complexité de ces magnifiques terroirs avec une finesse et un équilibre parfaitement maîtrisés. Le domaine dispose également de quelques pieds de vignes en Côte-Rôtie et Saint-Joseph, et réalise des vins rouges
racés au très bon potentiel de vieillissement.Commentaire s de la presse :
Les meilleurs vins de France 2010, domaine classé ** :« Christine Vernay maîtrise parfaitement son sujet. Les vins proposés par son beau
domaine de Condrieu n’ont jamais été aussi harmonieux et élégants qu’aujourd’hui, même s’il ne faut certainement pas minimiser le travail
réalisé par son père, Georges, pour le domaine et l’appellation. Les condrieux se hissent au plus haut niveau, avec une définition
aromatique stupéfiante et surtout une droiture de bouche unique. Les côte-rôtie, qui ont admirablement progressé ces dernières années, ne
sont pas en reste. »Bettane & Desseauve, Grand guide des vins de France 2010 :« C’est grâce au dynamisme de Georges Vernay, à partir des années 1960, et aujourd’hui de sa fille Christine, que ce domaine est devenu l’ambassadeur des grands vins de Condrieu dans le monde entier, donnant à cette appellation un lustre qu’elle n’avait sans doute jamais eu auparavant. »Robert Parker’s Wine Advocate :« Georges Vernay’s
attractive daughter Christine has been running this estate for a number of years, and has not only built on the highly successful white wines
of her father, but has also dramatically increased the quality of the reds.»INVITÉS SURPRISES CHRISTINE ET STÉPHANE DERENONCOURT

Leurs amis, Christine et Stéphane Derenoncourt (un Dunkerquois) présenteront 2 millésimes du Domaine de l’A en Côtes de Castillon (www.vigneronsconsultants.com).

Commentaire (0)

Domaine de la Soumade – Rasteau

Publié le 21 mars 2011 par admin

Domaine de la Soumade – Rasteau

Par Isabelle LECLERCQ 

Vin de Pays de la Principauté d’Orange, rouge 2004
Cabernet Sauvignon

Le nez combine des flaveurs animales et terriennes (la « capiteuse vapeur » campagnarde de la terre humide, pour reprendre Colette), au fruité acidulé de la cranberry. L’aération apporte des notes de tabac.
La bouche livre le passage d’une expression minérale affilée aux goûts de graphite, ouvre la venelle d’une vive salinité à l’estuaire d’une grande acidité et de tanins fermes, la rendant alors explosive sur des impressions amères.

Rasteau Villages 2006 (70% grenache, 20% syrah, 10% mourvèdre)

Le vin est mis en bouteille depuis quinze jours seulement.
Le nez se veut fruiteux (en particulier framboises et fruits rouges bien mûrs), et grisant des parfums floraux du lilas, la bouche assez étonnante en raison du paradoxe sensitif d’une ouverture douce et soyeuse en rupture soudaine par les amers dérangeants que l’acidité fait éclater. Toutefois, elle est pleine de fruits, et soutient des arômes juvéniles de framboise comme ceux que l’on goûte dans les pots de bébé.

Cuvée prestige 2005

Un nez séducteur et charmant… qui prépare donc une mise en bouche accueillante. Celle-ci est d’une tannicité particulièrement plaisante par son soyeux et sa souplesse qui permettent d’accepter l’acidité encore trop marquée. De discrets arômes de cuir, de poivre et de baie rose en contraposée d’une gelée de cassis plus mordante. Le nez s’épanouit vers d’agréables senteurs bigarrées de fleurs d’apparat et de plantes bulbaires…

Côtes du Rhône Les Violettes 2007
(Syrah/viognier/roussanne)

Le verre répand progressivement les parfums floraux du lilas, annonce le goût de la peau de pêche, de la confiture d’abricot en prédiction d’une grande fraîcheur. La bouche présente les caractères à la fois lascifs et endiablés d’une savoureuse sarabande de fruits vifs et charnus (cranberry, pêche) relevés de notes épicées et d’herbes aromatiques (laurier). Précisément, elle me rappelle la pêche à la truffe. Une jeunesse ébouriffante, forcément, mais annonciatrice (en raison de la sagesse déjà acquise des tannins) de prochains grands plaisirs.
(Je n’ai pas senti la violette…sad smiley)

Gigondas 2006

Le nez développe le fumé appétissant des bouquets garnis, et ouvre l’éventail d’une exhalaison herbacée (origan, marjolaine (?), et peut-être romarin).
La bouche est d’une corpulence vive et fraîche, tonique donc, soutenue par une colonne acide qui accorde fougue, prestance, pour un vin cependant domestiqué par un joli goût de poivrade, puis par l’apparition de la burlat en douce consolation de l’amertume du cresson apportée en finale.

Rasteau Village Confiance 2004

Etonnamment, en plus de son fruité, on lui respire des notes de cirage et de fourrure. La bouche conserve assez peu cette particularité olfactive, mais développe plutôt une minéralité aux accents de graphite et de fer. Dominent des flaveurs fruitières fraîches et épicées. Je pense au cocktail d’artichaut poivrade et de fraise. Exquises sensations tanniques… pour une bouche fluide et souple.

Fleur de Confiance 2005

Le nez confine tous les effluves des cuissons des groseilles et du cassis, enrobés de surcroît d’un fumé assez saisissant. Il nous met en appétit… La bouche fait entrer quelque portion de thym, de laurier, de romarin et de compotes de fruits rouges, et reverse des senteurs de tabac. Le boisé pour cette cuvée se veut résineux. Le vin semble d’une maturité parfaite en raison d’une ossature tannique dont il ne s’est pas déparé pour le bien de sa vivacité.

Isabelle
 

Isabelle LECLERCQ

Commentaire (0)

Mas de LIBIAN

Publié le 20 mars 2011 par admin

 

Compte rendu de la dégustation des vins de Mas de Libian

 

Par Isabelle LECLERCQ

 

CAVE VINUM, 2008

40% clairette, 50% roussanne, 10% viognier

Bouquet particulièrement dense et complexe (anis, fenouil, champignon frais de Paris, céleri rave), éminemment minéral (créosote, levure fraîche), et d’une alléchante extraversion anticipatrice de fraîcheur et de vivacité (fleurs de camomille, tilleul, melon, pêche, mirabelle).

La bouche confirme avec netteté et précision les arômes annoncés, et les assortit d’un panel d’amandes fraîches : noisette, et noyau de tout fruit. Une gourmandise bien ronde, née d’une jolie maturité, et empruntant le cheminement long des saveurs de la pêche, du miel, doucement acides et relevées, pour les porter jusqu’à une finale iodée et saline, aux caractéristiques doux-amers.

Belle découverte!

BOUT D’ZAN 2007, Côte du Rhône, rouge

80% Grenache, 20% Syrah
Dans une première pale de l’éventail, se retrouvent l’orange, le pamplemousse et les agrumes divers, plus confits que frais, la violette et quelques baies amères : myrtille, cassis. Ouverture plus large ensuite sur de la pâte sucrée et des épices comme le clou de girofle et le poivre doux.
En bouche, les notes ferreuses sont immédiates et apportent avec elles, le cortège des goûts sanguins et animaux de fourrure, à la chaleur impressive, à la rondeur gourmande de myrtilles, au lissage tannique d’un grain fondu, enduit de caramel balsamique. La finale s’étire sur des impressions de réglisse, et rappelle les sensations ferreuses éprouvées dès l’attaque.

Vin tactile, charnel et savoureux, doté des beaux atours rhodaniens…

KHAYYAM, 2007

Un boisé souple et aérien, énergie de la sève et seconde odoration de caramel… nichée dans les profondeurs florales et épicées de la menthe, du thym et de l’origan.
En bouche, s’apprécie le goût du sureau, de la fraise et de la framboise pour que ce vin s’appréhende de manière festive, charmeuse.
Toutefois doté d’une riche densité : bel impact, rondeur et compacité, pour des allonges bien empreintes de notes minérales ferreuses, doucettement amères et réglissées par ailleurs.
Très agréable…

LA CALADE, 2007

Bienfaisance d’une odoration empreinte de notes animales sur des sensations plus terriennes et empyreumatiques (champignon,fourrure, sanguinité chaude, et torréfaction).
La bouche exhale des saveurs de sureau, cassis ou tout autre fruit noir, mais nappé de miel… Les tanins sont lissés, le grenache se vit par une belle ampleur, le soyeux d’un volume en bouche à la fois épais et puissant et rappelant en tout dernier ordre dans la finale des impressions mentholées.
De fait, beaucoup de fraîcheur et de vivacité.

Un vin sudiste, très complet, alliant force, rectitude et matière.

BOUT D’ZAN, 2005

80% grenache, 20% syrah

Carnet de bal pour faire valser toutes les notes les plus variées et denses du fruit croquant (cerise), amer et acide (orange sanguine), du fumet giboyeux, des épices (clou de girofle) et des herbes aromatiques (thym et laurier…)
La bouche nous fait croquer dans le bonbon à la violette poivrée, et nous fondre dans les plaisirs d’une cerise burlat. Un volume de bouche consistant, qui se retient peut-être un peu trop par exubérance; vin à dompter, de caractère. Sur la finale, dérive la saveur d’un beau caramel…

COTE DU RHONE Rouge, 2000 ( avant son appellation Bout d’Zan)

Conformation plus noble des registres animal et terrien : truffe, cuir, champignon noir…
Caramel, miel, noisette et amande fraîche pour confire des impressions de fruits rouges.
La bouche surprend en raison d’une légèreté qui ne se laisse pas dominer par la puissance. L’acidité est tant tactile qu’élévatrice, en termes d’arômes (plus impressifs et marqués de fève, de chocolat, de cerise et de cuir), et en terme de persistance…

LA CALADE, 2000

Olfaction très animale, de venaison, et marinade composée de notes bulbaires. Très légère cire, puis muscade pour la route des épices.
La bouche se donne avec suavité, fluidité, mais croquant du fruit rouge. Glissent progressivement des saveurs de réglisse, d’eucaplyptus, une gentille chlorophylle qui modifieront les notes de cire par des impressions de camphre. La richesse aromatique va de pair avec une matière dense, imposante et construit une finale savoureuse.

COTE DU RHONE 1998 ( avant le nom Khayyam)

Bouquet foisonnant et distingué tout à la fois qui déverse une floraison douce (la violette tout d’abord), puis éteinte, et enfin à demi-mot…, qui s’attribue les subtilités de la cire d’abeille, et les gourmandises sucrées du caramel. La deuxième aération surprend par des notes minérales inattendues d’iode ou d’algue…

La bouche est dense, ronde, et veloutée. Le sentiment né trop tôt d’un vin exubérant, sauvage, se trouve contredit par une douce amplitude, qui se profile dans les rainures d’une finale domptée quant à l’extinction progressive de son acidité pour laisser éclore le meilleur des impressions florales et fruitées ( fraise des bois?…)

Isabelle LECLERCQ

Commentaire (0)

Mas de LIBIAN, avec Hélène Thibon

Publié le 20 mars 2011 par admin

Mas de LIBIAN, avec Hélène Thibon

Entretien  

I – FAISONS CONNAISSANCE…

IL : D’où vient le nom de Mas de Libian ?
HB : Libian est le nom d’une gentilhommière, que notre famille a acquise en 1670. Elle vivait en autarcie.
Ce n’est qu’en 1970 que l’on a décidé que l’on vivrait de vin exclusivement.
Nous avons bénéficié d’un don important, d’un ami suisse, pour nous aider à construire notre cave. Et nous avons pu agrandir en 1982.
L’esprit Mas de Libian, c’est avant tout une situation. Nous sommes le plus au Nord des appellations du Rhône Sud. Les parcelles sont situées sud/sud-est et pour les syrah, plutôt plus au Nord.

IL : Vous apparaissez comme étant trois sœurs très unies par le monde du vin. Avez-vous le sentiment d’une complémentarité professionnelle en faveur de Mas de Libian ?
HB : Évidemment ! Quand nous nous voyons, on parle beaucoup ! … Que de vins, bien sûr !
Et de dégustations.
On est toutes les trois dans le vin. Catherine est responsable des labours.
Cécile travaille en Faculté d’oenologie. A l’école de Denis Dubourdieu, et elle fait des recherches pour Yquem.
C’est un réel plaisir que de profiter des apports professionnels de notre sœur. Elle travaille actuellement à Bordeaux, en recherche œnologique. Avec Denis Dubourdieu..
Lorsque nous devons faire face à un problème, elle est souvent celle qui a la réponse.
Nous sommes donc trois familles. Avec des enfants, à qui il faut transmettre la douceur de vivre de ce domaine… 

 

IL : Pensez-vous transmettre ?
HB : Pour ce qui est de la transmission : c’est évident ! On plante une vigne pour nos enfants.

IL : Plus généralement, vous considérez-vous comme un grand amateur de vins ?
HB : Je me sens effectivement amatrice.
Lorsque nous partons en vacances, il faut que ce soit pour découvrir une région viticole. Qui, de toute façon, culturellement, nous apportera de plus belles richesses que partout ailleurs.

IL : Votre oenophilie privilégie-t-elle certaines régions, appellations ?
HB : J’aime beaucoup les vins du Val de Loire.

IL : Quel est le seul vin que vous emmèneriez sur une île déserte ? Quel est pour vous le vin mythique ?
HB : Mon meilleur souvenir reste un Hermitage blanc de chez Chave, 1998.
Je ne crois pas qu’il existe réellement un vin mythique ; il y a juste un vin que je peux aimer plus qu’un autre.
Et si je devais être seule sur une île déserte, alors je ne prendrais pas de vin. Un livre, oui, mais pas un vin. Car un vin ne se boit pas seul.

IL : Quel parti tirez-vous des critiques œnologiques ? Sont-elles ou non un guide ?
HB : Je lis toutes les critiques.
Parce que mon vin est fait avec sincérité et qu’il a une âme, pour moi. Il est un exercice difficile, celui de présenter mes vins. On se dévoile beaucoup à travers eux, et j’ai parfois le sentiment de donner mes vins en pâture. Et ma famille qui les représente.

Pour autant, ces critiques ne sont pas un guide, non. On a conscience de ses défauts, et le juge le plus sévère, c’est nous.
Parfois, on peut y lire néanmoins un point repéré plus spécialement par un critique qui peut-être alors un élément déclencheur, pour réfléchir un peu autrement.

IL : Une de vos cuvées porte le nom de ce poète Khayyam (d’ailleurs vous le citez en première page de votre site). En quoi ces écrits vous fascinent-ils ? Quelles images, quelle philosophie trouvez-vous attachées à ces poèmes ?
HB : La poésie de Khayyam m’était racontée par mon père en guise de conte. Elle a été comme une musicalité qui nous a imprégnées, et nous a accompagnées, tout au long de notre enfance. On a grandi et on a fini par l’aimer. C’est essentiellement son rapport à la religion qui nous a frappé.
Par exemple, Khayyam dit au sujet d’une cruche de vin que le vent a cassé, il s’adresse à Dieu et lui demande si c’était une volonté divine de casser cette cruche pour le punir. Et Lui dit « si tu me punis, quelle différence y-a-t-il entre toi et moi ?
C’est un mystique, pourtant dans la mouvance du carpe diem…

IL : Certains s’accordent à dire que le vin connaît de nos jours une crise. Partagez-vous cette idée ?
HB : Oui, une crise viticole et une crise économique qui se cumulent.
Certaines caves aujourd’hui sont remplies et ne se vendent pas.
Mais, beaucoup de viticulteurs ont le retour du bâton : il y a vingt-cinq ans qu’ils travaillent sans respect de leur terre si ce n’est d’exploiter. D’ailleurs ce terme « exploitation » est symptomatique : il est utilisé depuis que l’on ne travaille plus dans le respect de la terre.
C’est une crise qu’on a préparée, elle est arrivée et elle explose.

IL : Dans votre parcours, est-il des figures emblématiques ?
HB : Oui, les frères Alary à Cairanne, du domaine de L’Oratoire Saint Martin… Ils ont nous beaucoup épaulées.
Ensuite, le Domaine Chaume-Arnaud, à Vinsobres.
Jo Pithon, bien sûr…Lafarges à Volnay et Pierrette et Marc Guillemot, à Quintaine.

Nous étions entre vignerons, attablés, autour d’un bon repas où régnait la joie de vivre, de ce type de réunion, où l’on accumule des alignements de bouteilles sans nombre ! Au début, bien sûr, on crache, ensuite un peu moins, on discute toujours et on ne fait plus beaucoup attention. Et puis, on lève un verre, on le goûte et là on s’arrête. Le vin touche au cœur ! Et on se dit qu’on est con de ne pas faire comme cela !
C’était un vin de Guillemot, en biodynamie…

II – LES CUVEES : CHOIX DES ASSEMBLAGES, LA DENSITE, MILLESIME… 

 

IL : Quelles sont les Cuvées ?
HB : Le Cave Vinum : ce nom a été choisi par mon père pour ruser un peu de ces mentions obligatoires imposées par la législation ( l’abus d’alcool est dangereux…)
Il s’agit d’un vin élevé en bois, bois neuf, mais le bois est un contenant, il ne doit pas dominer, il doit apporter une complémentarité. C’est un vin très classique.
Les amers ne sont plus classés comme des défauts depuis peu. Et ceux qui le caractérisent semblent être appréciés des dégustateurs.
Le nom de Bout D’Zan, était le surnom de mon père.
Sur Bout D’Zan : beaucoup de terroirs différents ; c’est le propre de la culture rhodanienne… tout est assemblé ! Les cépages et les terroirs, mais dans l’idée d’un certain vin. Nous on ne se prend pas au sérieux. Lui, c’est un vin tout terrain, de toute l’année. Un tiers élevé en vieux foudre
Khayyam
Chaque année on est sur des versets différents pour les étiquettes.
Pour 2008 : « Une montagne elle-même danserait de joie si on lui versait du vin »
Le Vin de Pétanque : à partir de jeunes vignes : entre 4 et 15 ans
La Calade
Mon mari vient de grimaud, dans le var à côté de Saint Tropez. Ses parents étaient aussi vignerons. Sur un terroir de schiste, avec beaucoup de mourvèdre…
C’est comme par transmission si je mets 90% de mourvèdre dans certaines de mes cuvées ! C’est un peu OVNI pour le Sud de l’Ardèche, mais c’est sentimental. 

IL : Avez-vous une préférence pour l’une de vos cuvées ?
HB : C’est difficile pour moi de vous livrer nos vins. Ce sont mes enfants et je les aime tous pour ce qu’ils sont et leur vécu.

IL : Quel est le millésime qui vous a le plus marqué ?
HB : Le millésime 2005 !
Au départ, un millésime surdoué ! Une année pas trop précoce, un peu de coulure au printemps, bref, tout est idéal. Le 15 août, prélèvement pour déterminer les dates des vendanges. Trop acide encore.
On est loin de la maturité, mais les grenaches étaient à 15°
A la fermentation ; le jus se boit comme une cerise croquante, et tout se déroule parfaitement.
Les vinifications se terminent et là nous attendons que la malo se fasse.
Le danger, on le sait, c’est que les vins qui n’ont pas encore fait leur malo, sont sans protection.
Elle ne vient pas : il nous faut alors des bactéries : et nous procédons à un ensemencement à partir des lies des voisins et au final les 2005 ont fait leur malo en 2006 en même temps que les 2006 !!
C’est un vin très « caractériel », après la mise en bouteilles, il avait des moments d’ouverture, suivis de prés par des moments où le vin se refermait.
Aujourd’hui, je vous dirai que c’est une bonne surprise ; je ne pensais pas faire déguster du 2005.
Et depuis 2005, on a adopté ce principe. On va demander des lies de malo à A. Graillot (un grand homme qu’on respecte) afin d’ensemencer nos vins et pour que la FML s’enclenche rapidement

IL : On parle de 2007 comme d’un excellent millésime pour le Rhône Sud…
HB : Pour 2007, le millésime, le début de saison a été difficile (petites pluies fines)…
On pensait vendanger en août (vers le 25), mais la météo annonce le mistral à 130 km/h pendant 3 semaines. Alors il y a eu urgence, car les raisins commençaient à passeriller.

III – LE TERROIR : PRINCIPE D’UNE BIODYNAMIE…

IL : Qu’est-ce qui vous a amené à passer d’une culture raisonnée à une philosophie biodynamique ? Quelles en ont été les difficultés ? Les profits ?
HB : Nous nous sommes toujours positionnés en terme de culture biologique extrêmement précise et dans l’esprit biodynamique. Le passage à la biodynamie n’a été qu’un saut de plus. Des difficultés ? Oui, celles qui ont consisté à être accompagné par un conseiller qui convenait. Il a été question de Pierre Masson et de D. Massenot, conseiller-formateur indépendant, dont l’activité est centrée sur un travail de raisonnement de la fertilisation des sols.

IL : Pensez-vous que certains terroirs soient plus à même que d’autres pour adopter les principes biodynamiques ?
Certains terroirs plus propices que d’autres ?
HB : Non, tous les sols doivent être valorisés, dans le sens de leur « redonner vie ». Certes, il se peut qu’il y ait des sols en meilleure santé que d’autres dès le départ. Si tous les sols étaient travaillés en bio qu’est-ce que l’on se porterait mieux ! Car là, on se prend des tas de saloperies.
Bien sûr, notre façon de procéder suscite des critiques, mais on ne les entend pas ! Nous, on est à l’extérieur…

IL: Comment se manifeste dans vos cuvées la recherche d’une expression de terroir ? Croyez-vous en la minéralité du vin ?
HB : On peut travailler à la recherche d’une plus belle expression de terroir, et l’exemple est celui de la Loire, où le terroir peut être reconnu à l’aveugle.
On doit travailler religieusement sa terre. Je suis panthéiste.
La minéralité, oui ! Elle se sent !
Je sens les vins qui sont en bio. C’est un goût et une sensation…
Nous avons toujours été en bio.
On fait tout à la pioche, et il y a 25 ha ! Car le labour est exécuté avec le cheval . C’est le décavaillonnage, mais ça reste un travail grossier qu’il faut finir à la main : le piochage !

IV – LA VINIFICATION

IL : Il est évident que des efforts portés à la vigne doivent nécessairement aboutir à un grand savoir en cave.
a) Quels ont été vos choix en matières d’élevage ?
HB : En matière d’élevage, nous faisons nos assemblages à la cuve…
La vinification est souvent un travail qui est idéalisé.
Quand on rentre un beau raisin en cave, moins de travail en cave.
Nous effectuons donc un tri à la vendange ; on veut les mêmes raisins que l’on aurait à table.

IL : b) Pensez-vous qu’il faille respecter une tradition en matière d’encépagement dans l’intérêt des meilleures expressions variétales ?
HB : Dans l’intérêt des expressions variétales ? Non, on ne doit pas forcément rechercher l’expression variétale, mais plutôt le terroir.
Par exemple, sur notre terroir en galets roulés et très chaud, il est aberrant de vouloir planter de la syrah qui n’exprimera que son côté varétial alors que le grenache ou le mourvèdre sont des « buvards de terroir »
En fait, je considère la vigne comme un tuyau d’arrosage qui fait passer le terroir, et je recherche à travers mes vins ce que la nature a donné sans la trahir.

IL : Quelle est selon vous la meilleure expression de la syrah ? Comment et par quels procédés cherchez-vous à valoriser cette expression ?
HB : Les parcelles sont situées sud/sud-est et pour les syrah, plutôt plus au Nord. Elle nécessite le palissage, un porte-greffe et un greffage adapté, présente de petits rendements, taille en gobelets…

V – L’AVENIR DE MAS DE LIBIAN…
(OU IMPRESSIONS PERSONNELLES)

IL : Quelle est l’image que vous souhaitez donner de vos vins ? A quelle clientèle s’adressent-ils ?
HB : L’image que l’on veut donner est celle de vins faits avec sincérité, passion, une image de vignerons qui s’adressent à tous. On ne veut pas que l’on sente le travail qui a été fait derrière. Le vin doit s’adresser à tous, en fait on veut donner l’image d’un vin de terroir…
On fait des vins d’états d’âme, pour des moments différents de la vie. Plein de vins différents qui peuvent correspondre aux différents états d’âme.

IL : Qu’a pu apporter comme éclairage pour la vigne la biodynamie que l’on rencontre au Domaine du Mas de Libian ?
HB : Le passage en biodynamie a été simple.
Déjà on produit notre miel, notre huile d’olive…)
On est passé en biodynamie quand on a eu le sentiment qu’il nous manquait quelque chose.
On avait plein de questions et on n’avait pas les réponses.
On cherchait autre chose, on était face à un mur et on n’avait pas de solution. Et un jour, on a trouvé, notamment lors de la dégustation des vins de Guillemot !

La biodynamie restitue une plus forte personnalité du terroir.

IL : Les décrets d’application de l’AOC sont-ils parfois sclérosants quant aux applications et liberté d’expression du goût pour un vigneron ?
HB : Les décrets ont été refondus, sont applicables depuis novembre 2008.
Nous nous en éloignons progressivement. Mais nous ne nous en écarterons pas complètement car l’idée de l’aoc est une belle idée qui semble importante. Il faut savoir qu’ils sont pensés par les plus grandes propriétés viticoles et nous n’avons souvent pas la même vision du vin.

IL : Quels sont les accords mets/vins que vous jugez magnifiques à réaliser avec vos cuvées ?
HB : Des accords mets/vins ?
Oui, le Cave Vinum avec le chèvre mais celui fait par chez nous !
Avec la Calade ; ce sera truffes et risotto,
Le vin de Pétanque vous inspire tout de suite les grillades et taboulé,
Quant au viognier, j’avoue qu’il s’associe assez bien avec les asperges,
Enfin, si vous dégustez Bout d’Zan, je vous suggérerai le gigot d’agneau de Provence.

Avec Khayyam, une daube provençale… Aussi avec du thon rouge épicé…
Isabelle LECLERCQ

Commentaire (0)

Tags:

Cornas : Domaine Allemand par Thierry Allemand :10.12.2003 Conf.N° :186

Publié le 17 mars 2011 par admin

Commentaire (0)

Advertise Here
Advertise Here

Archives